Les néodémocrates veulent un nouveau chef

Le chef du NPD, Thomas Mulcair, a reçu... (Jason Franson, La Presse Canadienne)

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Le chef du NPD, Thomas Mulcair, a reçu l'appui de 48% des délégués de son parti pour rester en poste.

Jason Franson, La Presse Canadienne

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Edmonton, Alberta

Le verdict, impitoyable, est tombé dimanche après-midi: les membres du Nouveau Parti démocratique (NPD) ont poussé leur chef Thomas Mulcair vers la sortie.

La nouvelle a eu l'effet d'une bombe dans la salle du centre des congrès d'Edmonton où s'étaient réunis quelque 1800 délégués.

Cinquante-deux pour cent des militants ont demandé une course à la direction. Une majorité simple était requise pour que le NPD soit tenu d'organiser une telle course.

Avec un appui de seulement 48 pour cent, Thomas Mulcair est arrivé bien loin du seuil minimal de 70 pour cent qui a été évoqué au cours des dernières semaines.

Il s'agit d'une défaite cinglante pour le chef sortant, qui a précisé dimanche qu'il resterait à la tête du parti en attendant le choix de son successeur.

La formation aura jusqu'à deux ans pour sélectionner un nouveau dirigeant.

Avant que la nouvelle ne tombe, dimanche après-midi, Thomas Mulcair livrait un dernier plaidoyer auprès de ses troupes.

«Mes collègues néo-démocrates, des millions de Canadiens nous regardent. Ils comptent sur nous pour mener la bataille pour eux (...) Nous ne pouvons les laisser tomber», a-t-il plaidé.

«Si vous continuez à vous tenir debout à mes côtés, alors ensemble, nous ne cesserons jamais de nous battre. Alors tenez-vous debout avec moi», a enchaîné M. Mulcair.

Visiblement nerveux, le chef sortant a mis du temps à prendre ses aises sur scène, semblant avoir de la difficulté à contenir son émotion au début de son allocution.

Il a eu droit à un accueil poli et des applaudissements nettement plus timides que ceux qui retentissaient la veille dans la même salle lorsque la première ministre de l'Alberta, Rachel Notley, a pris la parole.

Il n'a évidemment pas eu le même succès électoral que la dirigeante néo-démocrate, qui a mis fin à 43 ans de règne conservateur dans sa province - sous la houlette de Thomas Mulcair, les troupes néo-démocrates ont été décimées le 19 octobre dernier.

Mais le député d'Outremont assurait que malgré ce cuisant revers, le parti demeurait une force politique considérable.

«Plus d'un million de Québécois considèrent toujours les valeurs néo-démocrates comme leurs valeurs, et nos 16 députés de partout au Québec sont là pour en témoigner», a exposé M. Mulcair.

«Bien sûr, nos attentes étaient plus élevées, mais nous restons malgré tout une force politique redoutable au Québec», a-t-il enchaîné.

Le leader néo-démocrate sortant a rappelé qu'il assumait entièrement la responsabilité pour cette déconfiture, qui s'est soldée par l'élection de seulement 44 députés, dont les 16 du Québec.

Le NPD étudiera le manifeste sur l'environnement

Les membres du Nouveau Parti démocratique (NPD) ont signalé dimanche leur désir de voir leur parti reprendre un virage à gauche en acceptant de se pencher sur les mérites d'un manifeste qui demande des actions plus concrètes pour combattre les changements climatiques.

L'adoption des principes du manifeste Un bond vers l'avant est survenue quelques heures avant que les ne désavouent leur chef Thomas Mulcair.

Le manifeste plaide pour la fin de l'utilisation des combustibles fossiles, incluant un moratoire sur les nouveaux projets d'infrastructures, comme les oléoducs, qui perpétuent la dépendance aux ressources non renouvelables qui, elles, contribuent aux changements climatiques.

Les néo-démocrates débattront des politiques qui émaneront du manifeste d'ici à la prochaine convention du parti en 2018. 

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