Stages au Bureau de traduction: Ottawa a fermé les portes et le robinet

Après avoir fermé la porte aux étudiants stagiaires au Bureau de la traduction,... (Thinkstock)

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Paul Gaboury
Le Droit

Après avoir fermé la porte aux étudiants stagiaires au Bureau de la traduction, il y a quatre ans, le gouvernement fédéral a abruptement fermé le robinet au financement du programme Traduca, le seul destiné à des stages dans les entreprises du secteur langagier au pays.

Si le Bureau de traduction embauchait un grand pourcentage des étudiants inscrits au programme coop de l'Université d'Ottawa (Ud'O), jusqu'en 2011, ce n'est plus le cas aujourd'hui. «En 2012, le Bureau (de traduction) a subi des coupes budgétaires et n'acceptait plus de stage», a confirmé au Droit la porte-parole de l'Ud'O, Néomie Duval.

Pendant que le Bureau de la traduction cessait d'offrir des stages aux étudiants, Ottawa a décidé de financer la formation dans les entreprises de l'industrie langagière.

«Le gouvernement fédéral a créé Traduca, un organisme gouvernemental qui subventionnait des stages dans le secteur privé pour les étudiants en traduction, pour compenser la réduction de disponibilité de stages au fédéral», a indiqué Mme Duval, de l'Ud'O.

La gestion du programme Traduca, financé par le biais de la Feuille de route sur les langues officielles, a été confiée à la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF). Mais au bout de trois ans, le gouvernement y a mis fin abruptement et n'a rien prévu pour le remplacer, jugeant que Traduca avait rempli ses objectifs.

«Mais le programme a plutôt été victime de son succès, nous a-t-on confié à la FJCF. La décision nous a surpris, parce que le programme répondait vraiment à un besoin pour trouver des débouchés aux étudiants en traduction.»

En trois ans, Traduca a eu plus de 1299 inscriptions et 344 étudiants ont pu participer à un stage en entreprise. Le programme a coûté 3,7 millions $ sur trois ans. 

Depuis 2013-2014, des ministères fédéraux ont commencé à embaucher des étudiants coop de l'Ud'O pour des stages en traduction.

Dans une lettre transmise récemment à la direction de l'École de traduction et d'interprétation de l'Ud'O, la pdg du Bureau de la traduction, Donna Achimov, affirmait que «beaucoup de vos diplômés pourraient bien contribuer à des progrès dans l'avenir qui amélioreront le niveau de sophistication et de qualité des outils technolinguistiques».

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