Le budget Morneau suscite beaucoup d'espoir dans la région

Jean-Claude Des Rosiers, président par intérim de la... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Jean-Claude Des Rosiers, président par intérim de la CCG, estime que ce budget contribura à relancer l'économie gatinoise.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Visiblement, le premier budget de l'ère Trudeau suscite une bonne part d'enthousiasme dans la région de la capitale nationale. Du monde politique aux gens d'affaires, en passant même par le milieu communautaire, qui semble vouloir donner la chance au coureur, les réactions sont assez positives.

Le maire d'Ottawa, Jim Watson, se réjouit entre autres du fait qu'Ottawa s'engage à défrayer 50% de la facture de projets majeurs liés aux aqueducs, aux égouts ou au transport en commun, tels que le prolongement du tracé du train léger. 

«Ce sont de bonnes nouvelles pour nous, parce que le fédéral n'avait plus le pouvoir de donner l'argent aux municipalités, alors si on obtient la moitié de la somme, ça va nous permettre d'économiser 500 millions $ pour nos autres priorités. Et c'est un projet qui va s'étaler sur cinq ans, alors on n'a pas besoin d'avoir tout l'argent lors de l'an 1», a-t-il lancé. 

Le maire salue aussi la décision d'accorder 281 millions $ sur cinq ans pour la construction d'un nouveau centre des collections et de la conservation au Musée des sciences et de la technologie (MSTC), présentement en reconstruction, ainsi que des rénovations importantes au Centre national des arts et au Musée des beaux-arts du Canada.

Pour le président par intérim de la Chambre de commerce de Gatineau (CCG), Jean-Claude Des Rosiers, il est clair que le budget Morneau va contribuer à relancer l'économie de la région, lui qui soutient que plusieurs projets d'entrepreneurs étaient tombés à plat depuis les dernières élections fédérales. Le gouvernement précédent avait épouvantablement mis un frein à l'économie des deux côtés de la rivière, estime-t-il. 

«Les investissements en infrastructures, c'est capital pour la région, que ce soit au niveau municipal ou avec la rénovation annoncée d'édifices fédéraux, ça va permettre à beaucoup d'entreprises d'avoir des opportunités. Certains vont se remettre à respirer», lance-t-il, saluant au passage l'investissement massif en arts et en culture, un secteur de l'économie en pleine effervescence à son avis; ainsi que l'enveloppe de 500 millions $ dédiée à la stratégie numérique. 

M. Des Rosiers se désole cependant que les libéraux n'aient pas respecté leur promesse de faire passer de 11% à 9% le taux d'imposition des PME. 

«Pour une entreprise qui réalise 500 000 $ de profits, ça aurait quand même représenté 7000 $ d'économies. Oui, ce n'est pas grand-chose, mais chaque dollar qu'on peut sauver en impôt demeure une bonne nouvelle», dit-il. 

Le président de la CCG espère malgré tout que le gouvernement Trudeau présentera un plan détaillé visant à éventuellement ramener l'équilibre budgétaire. Même son de cloche ou presque pour le Regroupement des gens d'affaires de la capitale nationale (RGA). 

«Je vois ce budget d'un bon oeil en général. Il faut constater que le secteur privé n'a pas été à la hauteur ces dernières années, alors le gouvernement avait son rôle à jouer en matière d'investissement, d'infrastructures. Dans la mesure où le fédéral fait un lien entre les dépenses et la création d'emplois, ça peut être un bon budget», de dire le président Denis Chaîné.

Seule déception pour lui: il affirme être agacé par l'élimination dès 2017 du crédit d'impôt de 465 $ par mois pour les étudiants à temps plein. 

Fait rarissime ces dernières années, l'organisme Logemen'occupe ne voit pas seulement d'un mauvais oeil le budget fédéral, étant plutôt mi-figue mi-raisin.

«Durant la campagne électorale, le Parti libéral a créé de très grandes attentes. Le budget ne livre qu'une partie de la marchandise et il ne prévoit que des sommes minimes et temporaires en plus de 30 millions $ en deux ans pour le problème le plus urgent: la fin des subventions fédérales toujours versées à 530 000 logements sociaux existants, dont 24 000 pour lesquels elles se termineront dès 2016», a commenté le coordonnateur François Roy. 

Il félicite par contre Ottawa d'avoir doublé le financement consacré aux nouvelles habitations, en plus de la somme de 200 millions $ réservée au logement des aînés, mais aurait souhaité que l'argent serve directement à la réalisation de logis sociaux, qui, à leur avis, représentent la seule façon de s'assurer qu'ils soient pleinement «abordables». 

De son côté, l'Association coopérative d'économie familiale de l'Outaouais (ACEFO) estime que ce budget permettra aux ménages à faible et moyen revenu de bénéficier d'un peu de répit, se réjouissant entre autres de l'augmentation de l'allocation canadienne pour enfants. 

«Il est simplement difficile d'imaginer un meilleur investissement que nos enfants, surtout les enfants de familles démunies», indique l'organisme par voie de communiqué.

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