Logemen'occupe réclame 3M$

En Outaouais, le financement des programmes de lutte... (Patrick Woodbury, archives LeDroit)

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En Outaouais, le financement des programmes de lutte à l'itinérance de 800 000$ n'a pas été haussé depuis le début des années 2000. Il faudrait au moins 3 millions$ pour répondre aux besoins actuels, a fait valoir lundi le coordonnateur de Logement'Occupe, François Roy.

Patrick Woodbury, archives LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Les organismes de lutte à l'itinérance de l'Outaouais, comme ailleurs au Québec, font face à des situations d'urgence. Leurs attentes en prévision du budget fédéral sont donc très élevées, compte tenu des nombreux engagements pris par les libéraux pendant et depuis la dernière campagne électorale.

« En Outaouais, le financement des programmes de lutte à l'itinérance de 800 000 $ n'a pas été haussé depuis le début des années 2000. Il faudrait au moins 3 millions $, soit plus que le triple, pour répondre aux besoins actuels », a fait valoir lundi, le coordonnateur de Logement'occupe, François Roy. 

Des groupes de l'Outaouais avaient déposé un ballot de foin devant le bureau du député fédéral Greg Fergus, il y a quelques semaines, mais le gouvernement libéral n'a rien annoncé de concret depuis, a rappelé M. Roy.

Selon lui, la récente agression au couteau d'une étudiante près du Gîte Ami, et les réactions suscitées par l'intervention de son organisme pour aider une mère de cinq enfants, démontrent toute l'importance des enjeux de la lutte à l'itinérance et du logement social dans la région.

Engagements des libéraux 

Le gouvernement libéral s'est engagé à accroître le financement pour le logement social et la Stratégie des partenariats de lutte à l'itinérance (SPLI), en plus de revenir à l'approche basée sur les besoins des collectivités locales. De nombreux organismes de l'Outaouais, et partout au Québec, vont devoir réduire ou mettre fin à certains services d'ici la fin mars. 

« Des travailleurs de rue, des aides à l'accompagnement sont victimes de ces réductions. Certains organismes, comme les OEuvres Isidore Ostiguy, ou même Entraide familiale Outaouais, perdent de 40 à 50 % de leur financement avec ces changements », a rappelé M. Roy.  

« Que les bottines suivent les babines »

Au Québec, le Réseau Solidarité itinérance espère que le financement fédéral passera de 20 à 50 millions $ pour mieux répondre aux besoins face à la lutte à l'itinérance. 

« À la suite des engagements des libéraux, on s'attend maintenant à ce que les bottines suivent les babines. Si ce n'est pas le cas, notre réaction va être très forte », a indiqué le député Simon Marcil, porte-parole du Bloc québécois en matière de développement social, qui s'est joint à M. Roy pour appuyer les demandes de Logemen'occupe en Outaouais. 

Le député Marcil avait d'ailleurs en main une « photo souvenir » de Justin Trudeau candidat libéral dans Papineau qui venait de signer, en 2011, un engagement pour accorder un montant de 50 millions $ pour la Stratégie de lutte à l'itinérance.

Environ 10 000 personnes en situation ou à risque d'itinérance ne seront plus rejointes par l'initiative fédérale au Québec en raison de cette approche « Logement d'abord », dénoncée au Québec parce qu'elle cible désormais seulement les itinérants de la rue ou dans les refuges, mais exclut de nombreuses personnes ou familles vivant différentes situations d'itinérance ou de pauvreté.

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