Mulcair devra obtenir 70% des appuis pour rester

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Les militants néo-démocrates établissent à 70% le seuil minimal d'appuis que devra récolter le chef Thomas Mulcair pour demeurer en poste.

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne

Les militants néo-démocrates établissent à 70% le seuil minimal d'appuis que devra récolter le chef Thomas Mulcair pour demeurer en poste.

La cible revient dans les consultations que mène la présidente du Nouveau Parti démocratique (NPD), Rebecca Blaikie, a relaté vendredi le député Alexandre Boulerice.

«C'est ce que les gens lui disent, c'est un chiffre qui reflète la realpolitiket un chiffre qui est considéré comme approprié par plusieurs observateurs et analystes», a-t-il soutenu en entrevue téléphonique.

L'élu montréalais refuse de fixer une note de passage pour son chef en prévision du vote de confiance qui se tiendra en avril lors du congrès néo-démocrate à Edmonton.

Il juge toutefois qu'un score de 70 ou 75% conférerait à Thomas Mulcair l'autorité morale de rester à la barre de la formation politique.

«Écoutez, sept personnes sur dix, sept personnes et demi sur 10, moi je considère que c'est un appui substantiel et massif», a fait valoir M. Boulerice.

«On ne peut pas demander un vote soviétique de 99% dans ces situations-là», a-t-il ajouté.

Le leader néo-démocrate a jusqu'à présent refusé de dire quel était son objectif en prévision de ce vote de confiance.

Mais il bénéficie toujours de l'appui de son caucus, et il a toujours «l'énergie, la conviction, les valeurs qui font en sorte qu'il veut poursuivre la bataille pour défendre les valeurs progressistes au sein du NPD», selon M. Boulerice.

Dans une lettre adressée à ses militants qui a été rendue publique mercredi, M. Mulcair a reconnu qu'il aurait pu «mieux faire» pendant la campagne électorale.

«Si j'ai l'honneur d'obtenir votre appui afin de continuer à vous servir, j'appliquerai les changements nécessaires avec résolution, pour que ces erreurs ne se reproduisent plus jamais», promet-il.

Descente abrupte

Parti en tête dans les sondages lors du déclenchement de la campagne électorale, en août, le NPD a vu ses appuis fondre au fur et à mesure que les semaines progressaient.

La formation est arrivée en troisième position et a donc perdu son statut d'opposition officielle à la Chambre des communes.

Un groupe de travail mené par Rebecca Blaikie a été mis sur pied pour expliquer les résultats décevants des élections d'octobre.

Dans un rapport d'étape publié mardi, ce groupe conclut entre autres que le parti n'a pas su livrer un message assez fort pour capter l'attention des électeurs avides de changement.

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