La sénatrice Maria Chaput s'en va

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La sénatrice franco-manitobaine Maria Chaput

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Paul Gaboury
Le Droit

Celle qui s'était donné comme mission de défendre la cause des communautés francophones et acadienne, la sénatrice franco-manitobaine Maria Chaput, a annoncé sa démission du Sénat.

Nommée en 2002 par l'ancien premier ministre Jean Chrétien, la sénatrice avait été la première femme franco-manitobaine nommée à la Chambre haute.

Âgée de 73 ans, elle a décidé de quitter ses fonctions deux ans avant l'âge de la retraite obligatoire, afin «de reconnecter tout doucement» avec sa famille, a-t-elle expliqué à Radio-Canada.

La sénatrice Chaput avait en quelque sorte repris le flambeau qu'avait laissé le défunt sénateur Jean-Robert Gauthier, pour faire de la Loi sur les langues officielles un «chien de garde» plutôt qu'un «chien de poche», a rappelé la présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA), Sylviane Lanthier.

«Au cours des dernières années, la sénatrice Chaput a, dans une large mesure, repris ce flambeau en travaillant d'arrache-pied pour moderniser la partie IV de la Loi, celle qui détermine où les institutions fédérales doivent offrir des services et des communications en français et en anglais. Au fil des trois législatures et quatre projets de loi, elle n'a jamais lâché prise ni perdu espoir», a rappelé Mme Lanthier.

Avec son projet de loi S-205, concocté avec l'ancien juge de la Cour suprême Michel Bastarache, la sénatrice voulait moderniser les définitions de la Loi sur les langues officielles pour calculer la demande de services de première ligne au public.

Plusieurs ayants droit étant exclus de calculs utilisés par les fonctionnaires, la sénatrice espérait changer ce système qu'elle jugeait «archaïque et mal adapté». Les conservateurs l'ont toutefois bloqué son adoption pendant plusieurs années à la Chambre haute.

Ringuette devient indépendante

Un autre changement d'importance est également survenu au Sénat mardi. La sénatrice du Nouveau-Brunswick Pierrette Ringuette siégera dorénavant comme indépendante.

Nommée par Jean Chrétien, Mme Ringuette faisait jusque-là partie du groupe de sénateurs indépendants d'allégeance libérale - ces sénateurs que Justin Trudeau avait expulsés en bloc, il y a deux ans, afin que le Sénat devienne moins partisan.

Le groupe continuait à se réunir en caucus sénatorial. Il n'avait plus de liens officiels avec les élus libéraux au Parlement.

En annonçant, mardi, son intention de faire un pas de plus vers l'indépendance, Mme Ringuette a vanté l'utilité d'un Sénat non partisan. «Je suis convaincue que c'est l'avenir du Sénat», a-t-elle écrit dans un communiqué, mardi matin.

«J'espère qu'il y aura d'autres sénateurs qui vont vouloir siéger comme indépendants», ajoutait-elle au cours d'une entrevue téléphonique, en après-midi.

- Avec La Presse Canadienne

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