140 traducteurs de moins au Bureau de la traduction

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D'ici deux ans, le nombre de postes chez les traducteurs passera de 794 à 656.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Après avoir aboli 400 postes de traducteurs depuis quatre ans, le Bureau de la traduction du gouvernement fédéral prévoit en amputer 140 autres, l'équivalent de 17% de l'effectif actuel, d'ici 2017-2018, tout en cherchant à «renforcer son partenariat avec le secteur privé» pour la traduction de ses documents.

Même si les ressources financières annuelles prévues au Bureau de la traduction resteront à peu près les mêmes, à 60,9 millions de dollars, le total d'employés devrait passer de 1165 à 1021 d'ici 2017-2018. Cette baisse résultera uniquement d'abolitions de postes chez les traducteurs, qui passeront de 794 à 656 d'ici deux ans, soit 138 de moins qu'à l'heure actuelle. 

Ces chiffres de réductions de l'effectif sont annoncés dans les Plans et priorités 2015-2016 du Bureau de la traduction, déposés récemment au Parlement, et signé par l'ancienne ministre des Travaux publics et Approvisionnement, Diane Finley. Le nouveau gouvernement libéral n'a pas donné d'indications qu'il entendait modifier ce plan.

Le document indique aussi que le Bureau de la traduction s'est engagé «à mettre en oeuvre une stratégie de réduction de coûts» et «un partenariat renforcé avec le secteur privé en ce qui a trait à la prestation de services de traduction, ce qui appuiera la création d'emplois dans l'industrie de la langue au Canada».

Le Bureau offre des services de traduction, de révision et d'interprétation et d'autres services linguistiques au Parlement, aux tribunaux, ainsi qu'aux ministères et organismes fédéraux. Il est aussi l'autorité du gouvernement fédéral en matière de terminologie.

Récemment, les traducteurs ont sonné l'alarme pour dénoncer les conditions de travail difficiles créées par les abolitions de postes au Bureau de la traduction, de même que la décision d'offrir un outil de traduction automatique à l'ensemble des employés de la fonction publique, à compter du 1er avril. 

Leur syndicat, l'Association canadienne des employés professionnels (ACEP), soutient que ces changements risquent de nuire à la qualité de la langue française et au respect de la Loi sur les langues officielles dans la fonction publique.

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