Postes Canada: les villes veulent avoir leur mot à dire

La présidente de l'UMQ veut que Postes Canada... (Archives La Presse)

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La présidente de l'UMQ veut que Postes Canada soit obligée de consulter les municipalités lorsqu'elle veut fermer un bureau de poste dans une ville, par exemple, ou supprimer des circuits de livraison du courrier.

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

S'estimant échaudée par le conflit causé par la fin de la livraison du courrier à domicile, l'Union des municipalités du Québec demande au fédéral de modifier la loi constitutive de Postes Canada afin de l'obliger à consulter désormais les villes - et pas seulement sur la livraison du courrier à domicile.

Au cours d'une entrevue avec La Presse Canadienne, la présidente de l'UMQ, Suzanne Roy, a été catégorique: elle veut que Postes Canada soit obligée, et clairement, dans sa loi constitutive, de consulter les municipalités lorsqu'elle veut fermer un bureau de poste dans une ville, par exemple, ou supprimer des circuits de livraison du courrier.

Et, bien sûr, Mme Roy réitère que Postes Canada doit consulter les municipalités «en amont», et non après coup, dans le dossier de l'implantation des boîtes postales communautaires.

Fait à noter, Postes Canada a toujours soutenu avoir consulté les villes dans ce dossier - ce que nie Mme Roy.

Après l'élection du gouvernement libéral de Justin Trudeau, un moratoire a été adopté par Postes Canada stoppant son processus d'interruption de la livraison du courrier à domicile et de remplacement de ce service par des boîtes postales communautaires.

Toutefois, les boîtes postales communautaires qui avaient été installées en 2015 juste avant l'élection fédérale demeurent en place; ce sont les installations futures qui sont visées par ce moratoire.

La ministre Judy Foote, nouvellement responsable du dossier, a pour mandat d'étudier la question de la livraison du courrier à domicile et de réaliser un examen du mandat de Postes Canada.

L'UMQ saute donc sur l'occasion. L'aménagement du territoire, «ça fait partie des compétences municipales», a rappelé la présidente de l'UMQ. Or, «parce que ça vient du fédéral, on l'a vu dans le cas de l'aménagement des boîtes postales (communautaires): ils nous passent par-dessus la tête», a protesté Mme Roy.

Elle veut donc que la situation soit clarifiée pour de bon. «On veut qu'il y ait une obligation légale, que Postes Canada ait l'obligation de consulter les municipalités avant d'apporter un changement. Quand ces changements-là sont apportés, ça touche souvent les citoyens les plus vulnérables», a fait valoir celle qui est aussi mairesse de Sainte-Julie.

«Il faut aller plus loin, s'assurer justement que les villes soient respectées, soient un incontournable pour Postes Canada. Et ça, on ne peut le faire qu'en l'intégrant juridiquement au niveau de la Société canadienne des postes», a dit Mme Roy.

Elle refuse de se fier à un éventuel engagement verbal de Postes Canada.

«Malheureusement, l'expérience nous a démontré que ça a été assez difficile dans les derniers mois. On ne peut pas se fier au fait... Est-ce qu'on va avoir quelqu'un que ça va tenter de se concerter avec les municipalités? Et si un autre, ça ne lui tente pas, là on ne le sera pas? En l'insérant justement dans la loi des Postes, ça protège les municipalités et ça reconnaît notre compétence en termes d'aménagement du territoire», a plaidé Mme Roy.

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