Morneau optimiste malgré la chute du huard

Bill Morneau s'est affairé mardi à rappeler que l'économie... (Andrew Vaughan, Archives PC)

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Bill Morneau s'est affairé mardi à rappeler que l'économie mondiale traversait une période difficile et que la tendance ne semblait pas vouloir s'inverser.

Andrew Vaughan, Archives PC

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, a assuré mardi avoir un plan pour stimuler l'économie, sans toutefois s'avancer sur les mesures additionnelles à déployer si le dollar canadien et le prix du brut poursuivent leur dégringolade.

«Nous observons tous les indicateurs [...], mais nous sommes convaincus que notre programme est le bon afin de générer de la croissance», a-t-il expliqué, en marge d'une allocution prononcée devant le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM).

Ces commentaires de M. Morneau survenaient quelques heures seulement après que huard eut glissé sous la barre des 70 cents US pour la première fois depuis 2003.

Questionné quant à savoir si le prolongement de la glissade du dollar canadien pourrait avoir une incidence négative sur l'économie du pays, le ministre n'a pas voulu s'avancer.

Au début des années 2000, le gouvernement libéral de l'époque avait fait des pieds et des mains afin de rassurer les investisseurs à propos de la solidité de l'économie canadienne en raison de la glissade du huard.

En conférence de presse, le grand argentier du pays a concédé que les Canadiens étaient préoccupés par la dégringolade du dollar canadien ainsi que la déprime prolongée de l'or noir.

Il croit toutefois que la réduction des impôts pour la classe moyenne, l'Allocation canadienne pour enfants, ainsi que les 125 milliards $ en investissements dans les infrastructures au cours de la prochaine décennie représentent l'approche choisie par les électeurs lors du scrutin d'octobre dernier.

«Nous pensons que c'est plus important de faire des investissements dans notre économie, a affirmé M. Morneau. De cette façon, on peut améliorer notre situation.»

Dans son allocution devant quelque 500 personnes, dont son homologue québécois Carlos Leitao, le ministre fédéral des Finances a néanmoins prévenu qu'il n'y avait «aucun remède rapide et facile» pour l'économie canadienne.

Si la performance de l'économie américaine est encourageante, il n'est plus possible de compter sur les économies émergentes comme celles du Brésil, de l'Inde et de la Chine pour stimuler la croissance mondiale, a souligné M. Morneau.

Néanmoins, a-t-il ajouté, le contexte est propice pour effectuer des investissements ciblés afin de stimuler l'économie, notamment en raison des taux d'intérêt qui se trouvent à des creux historiques.

Valeurs mobilières

Après l'avoir évoqué la veille à Halifax, M. Morneau a réitéré que son gouvernement souhaitait relancer le projet de projet de commission pancanadienne des valeurs mobilières auquel s'opposent farouchement le Québec et l'Alberta.

Sans expliquer pourquoi il croyait que ce régulateur fédéral était nécessaire, il a répété qu'Ottawa respectera la volonté des provinces qui refusent de se joindre au projet.

«Si elles veulent demeurer en dehors du système, cela peut fonctionner pour nous, a dit M. Morneau. Nous allons continuer avec les autres provinces.»

En juillet dernier, le Québec - qui estime que le projet fédéral représente une intrusion dans un champ de compétence - avait demandé à la Cour d'appel de se pencher sur la constitutionnalité du projet de commission pancanadienne des valeurs mobilières.

Auparavant, en 2011, la Cour suprême avait tranché en faveur du Québec et de l'Alberta, qui contestaient les ambitions d'Ottawa, reconnaissant toutefois que rien n'empêchait le fédéral et les provinces d'«exercer harmonieusement leurs pouvoirs respectifs» dans le domaine des valeurs mobilières.

Le gouvernement conservateur de l'époque était ainsi revenu à la charge afin de créer une autorité canadienne des valeurs mobilières à laquelle les provinces seraient libres d'adhérer.

Jusqu'à présent, au moins quatre provinces qui représentent 55% de la valeur du marché des capitaux au pays ont adhéré au projet, dont l'Ontario et la Colombie-Britannique.

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