Le décompte national des sans-abri critiqué

Le premier dénombrement ponctuel national des sans-abri, annoncé mardi par le... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Paul Gaboury
Le Droit

Le premier dénombrement ponctuel national des sans-abri, annoncé mardi par le fédéral, soulève de vives critiques de la part des groupes de lutte à l'itinérance.

Seulement 30 des 61 collectivités désignées de la Stratégie des partenariats de lutte à l'itinérance (SPLI) ont accepté de participer à cette initiative fédérale en choisissant une période de 24 heures, d'ici au 30 avril, pour dénombrer «tous les individus qui dorment dans des refuges, dans la rue et dans d'autres lieux publics». L'enquête doit permettre de mieux connaître les besoins et les ressources nécessaires pour leur venir en aide dans ces collectivités, a expliqué le ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, Jean-Yves Duclos.

Dans la région, ni Ottawa ni Gatineau n'y participeront, tout comme aucune ville québécoise, d'ailleurs. Au ministère, on explique que des discussions ont débuté en décembre avec la Belle Province «pour une participation à un dénombrement futur».  

L'initiative fédérale est déjà remise en question par les groupes de lutte à l'itinérance de l'Outaouais. À leurs yeux, cette «photo Polaroid» de l'itinérance exclura un grand nombre de sans-abri, parce qu'elle sera basée sur une définition trop «conservatrice» du phénomène. Ils craignent que ce «portrait imparfait» nuise à une meilleure orientation des ressources.

«À Montréal, un tel dénombrement avait permis d'avancer le chiffre de 3000 à 4000 sans-abri en juin dernier, alors que les groupes communautaires évaluaient leur nombre à 10 fois plus», a rappelé Alexandre Ranger, coordonnateur du Collectif régional de la lutte à l'itinérance en Outaouais. 

Le coordonnateur de Logemen'occupe, François Roy, est aussi très critique face à cet exercice, car elle omet l'«itinérance cachée», en excluant les personnes ou les familles qui ne sont pas dans la rue ou dans les refuges, mais qui n'ont pas de toit fixe.

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