Les libéraux pourraient faire des déficits sans renier leurs cibles

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Le gouvernement Trudeau a commencé à parler de ratio de la dette par rapport au PIB, promettant à répétition de le maintenir à la baisse chaque année.

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Andy Blatchford
Le Droit

Les libéraux de Justin Trudeau ont tourné le dos à leur promesse de plafonner le montant des déficits annuels à 10 milliards $ et s'accrochent désormais à une autre cible fiscale, qui sera beaucoup plus facile à atteindre.

Le nouveau gouvernement fédéral a commencé à parler de ratio de la dette par rapport au produit intérieur brut (PIB), promettant à répétition de le maintenir à la baisse chaque année jusqu'aux prochaines élections.

Le gouvernement calcule son rapport dette-PIB en divisant le total de la dette fédérale par la taille globale de l'économie, telle que mesurée par le PIB nominal. Ce ratio représente la capacité du gouvernement à rembourser sa dette, et le fait de se concentrer sur cette cible donne aux politiciens une plus grande marge de manoeuvre dans la gestion des dépenses.

L'adoption du rapport dette-PIB en tant que «point d'ancrage fiscal» n'est pas nouvelle. Le concept était mentionné dans la plateforme électorale libérale en tant que moyen de garder le contrôle sur les dépenses. Mais durant la campagne, les libéraux ont surtout parlé des déficits annuels de 10 milliards $.

Ce n'est plus le cas.

Alors que les nombreuses promesses électorales non chiffrées s'ajoutent à des manques à gagner imprévus dans le plan fiscal des libéraux, le premier ministre Justin Trudeau a mis l'accent sur cette autre cible fiscale au cours des derniers jours.

Ainsi, même si la dette augmente, le ratio continuera de baisser si l'économie croît plus rapidement que la dette. Néanmoins, dans une économie plombée par les bas prix des denrées, la partie n'est pas gagnée pour autant.

Plus tôt ce mois-ci, les projections du directeur parlementaire du budget suggéraient que le gouvernement pourrait se retrouver avec des déficits annuels de 15 milliards $ une fois que les grandes promesses électorales des libéraux deviendront réalité. Sans compter les nombreuses promesses non chiffrées du parti.

Puis, cette semaine, les libéraux ont admis que la baisse d'impôt pour la classe moyenne aurait pour effet de priver les finances publiques de 1 milliard $ net par année.

Pendant ce temps, la croissance économique est anémique.

La plateforme libérale contenait aussi un autre point d'ancrage fiscal: équilibrer le budget à la quatrième année du mandat. Mais les experts croient qu'il sera difficile d'équilibrer le budget 2019-2020 sans couper dans les dépenses ou hausser les impôts, afin de compenser une économie plus faible que prévu et des promesses électorales coûteuses.

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