Le Bloc empêche la formation d'un comité sur l'aide médicale à mourir

Le leader parlementaire des libéraux, Dominic LeBlanc, dénonce... (Photo Adrian Wyld, Archives PC)

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Le leader parlementaire des libéraux, Dominic LeBlanc, dénonce la décision du Bloc québécois qu'il accuse de se servir d'une «question importante» afin d'obtenir le statut de parti officiel à la Chambre des communes.

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne

Le Bloc québécois a empêché jeudi la formation d'un comité spécial sur l'aide médicale à mourir.

Les députés bloquistes ont refusé de donner le feu vert à une motion entourant la création de ce comité spécial - une motion nécessitant le consentement unanime de la Chambre.

Les libéraux accusent le Bloc québécois de faire de l'obstruction pour des raisons partisanes, ce que nie la formation indépendantiste.

Le leader parlementaire du parti en Chambre, Luc Thériault, assure avoir agi ainsi parce que le gouvernement a refusé de réserver une place à un député bloquiste au sein du comité.

«Je vous ferai remarquer qu'il y a sur ce comité des sénateurs non élus. Ils auraient pu en retrancher un pour mettre un élu du Québec dûment élu», a-t-il plaidé en mêlée de presse.

Mais pour le leader du gouvernement en Chambre, Dominic LeBlanc, il est clair que le Bloc fait de l'obstruction pour forcer le Parlement à le reconnaître comme parti officiel même s'il ne compte que 10 élus - deux de moins que le minimum requis pour être reconnu.

«Je trouve ça énormément regrettable que pour mettre une pression sur la régie interne de la Chambre des communes, ils refusent la façon la plus appropriée pour consulter les Canadiens sur une question aussi importante que l'aide médicale à mourir», a commenté M. LeBlanc.

Le député Thériault a de son côté plaidé que «le but de l'exercice, c'est de se faire respecter, tout simplement, comme parlementaires».

Ses collègues et lui ont refusé jeudi matin d'appuyer la motion déposée par les libéraux, qui proposait la formation d'un comité spécial composé de cinq sénateurs et 10 députés de la Chambre des communes après s'être enquis de la formation dudit comité.

Disant souhaiter «que tous les députés de la Chambre permettront aux Canadiens [...] d'avoir la chance de témoigner», Dominic LeBlanc avait tranché que «les règles normales s'appliqueront», c'est-à-dire qu'un parti non reconnu n'a pas de place garantie au sein de tels comités.

Le gouvernement suggère que le comité spécial, qui pourrait mener ses consultations à l'échelle du Canada et à l'extérieur du pays selon le texte de la motion présentée jeudi, fournisse un rapport au plus tard le 26 février prochain.

Déjà, il y a un problème avec cet échéancier, a signalé le député Thériault. «C'est complètement illusoire de penser qu'ils vont arriver à un travail sérieux sur le suicide assisté en si peu de temps», a-t-il dit.

En théorie, Ottawa n'a plus que deux mois pour réagir à la décision rendue par la Cour suprême du Canada sur l'aide médicale à mourir. Le gouvernement a demandé la semaine dernière au plus haut tribunal au pays un délai de six mois pour se pencher sur ce délicat dossier.

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