Réfugiés syriens: «Du jamais vu sous les conservateurs»

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Pour l'instant, les détails ne permettent pas de savoir combien d'agents devront être en poste aux aéroports de Montréal ou Toronto, destinations pour l'arrivée des réfugiés syriens.

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Paul Gaboury
Le Droit

Les libéraux avaient promis de traiter les fonctionnaires fédéraux «avec respect», pendant la dernière campagne électorale. Les premiers signes d'un changement dans les relations avec les syndicats sont arrivés avec l'annonce du plan d'accueil des réfugiés syriens.

«Nous avons eu un téléphone une heure après l'annonce par le gouvernement libéral de son plan pour nous donner les détails. C'est du jamais vu sous les conservateurs, qui nous ont durement éprouvés», a indiqué au Droit Jean-Pierre Fortin, président national du Syndicat des Douanes et de l'Immigration, élément de l'Alliance de la fonction publique du Canada, dont le siège social est à Ottawa. Le syndicat compte un effectif de 10 500 membres, incluant 6500 agents aux frontières et dans les aéroports partout au pays.

«Nous sommes satisfaits d'avoir eu ces informations aussi rapidement de la part du ministère, poursuit-il. Après tout, nous voulons être impliqués et consultés. Et nous allons travailler avec le gouvernement pour prendre les bonnes décisions.»

Mesures «sensées»

Le dirigeant syndical estime que les mesures annoncées par le gouvernement paraissent «sensées». Il salue la décision de «répartir» l'arrivée des 25 000 réfugiés jusqu'à la fin février. «Ça enlèvera un peu de pression sur nos membres, alors que l'achalandage augmente dans les aéroports pendant la période des Fêtes», croit M. Fortin.

Pour l'instant, les détails ne permettent pas de savoir combien d'agents devront être en poste aux aéroports de Montréal ou Toronto, destinations pour l'arrivée des réfugiés syriens.

Des renforts pourraient être demandés dans les périphéries de ces deux villes pour hausser le nombre d'agents disponibles, a souligné M. Fortin.

«C'est évident que nous aimerions ravoir le personnel que nous avons perdu avec les compressions. Nous effectuons un travail très spécialisé. Il faut une formation de 18 semaines au Collège de Rigaud. Donc, nous n'aurons pas le temps de former d'autres agents à temps. Selon l'information obtenue, ils viendraient de la périphérie (des deux aéroports de Montréal et de Toronto)», a indiqué M. Fortin.

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