Le mal mystérieux de Mauril Bélanger

Un mal mystérieux compromet les chances de Mauril... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Un mal mystérieux compromet les chances de Mauril Bélanger d'accéder à la présidence de la Chambre des communes.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Le député d'Ottawa-Vanier, Mauril Bélanger, souffre d'un mal mystérieux qui lui a presque fait perdre la parole. Il parle d'une voix enrouée et faible, situation qui pourrait le forcer à se retirer de la course à la présidence de la Chambre des communes.

«Si je ne récupère pas ma forte voix d'ici le 2 décembre avant 18h, et par respect pour mes collègues, je vais alors retirer ma candidature», a-t-il annoncé dans une note qu'il a fait circuler à ses partisans.

Les raisons de l'affaiblissement de sa voix demeurent «un mystère». Pour l'heure, des examens et tests de résonance magnétique ont écarté la possibilité d'un accident cérébro-vasculaire, d'un cancer ou d'une tumeur.

Affaibli, M. Bélanger a trouvé cette campagne électorale de 78 jours longue et exténuante. Il a ouvert son bureau de campagne le 2 juillet et a dû redoubler d'efforts face à une adversaire «coriace», Émilie Taman. Sa mère, l'ex-juge de la Cour suprême du Canada, Louise Arbour, a fait campagne à ses côtés. M. Bélanger a parcouru la circonscription sans arrêt, prenant la parole plusieurs fois par jour. Le calme n'est pas revenu après les élections car les attentes étaient élevées par rapport au gouvernement Trudeau: 1000 courriels, nombreux appels, douzaine de demandes de rencontres.

«J'étais exténué», a expliqué M. Bélanger d'une voix faible lors d'une entrevue à son bureau de la colline parlementaire.

Ex-ministre de la Réforme démocratique, ex-président de plusieurs comités parlementaires, président fondateur de l'Association parlementaire Canada-Afrique, le député tient au rôle de président de la Chambre. Il souhaite que la chance lui sourira.

«Mon médecin me demandait de ne pas retirer ma candidature avant le 2 décembre car il espère trouver la cause. S'il le fait, les résultats seraient très bien.»

M. Bélanger promet d'ouvrir au public les délibérations au sein des comités, de faire respecter le caractère souverain du Parlement et d'être équitable avec les députés de tous les partis. Il est d'accord pour que la GRC assure la sécurité au Parlement, mais celle-ci devrait relever du président de la Chambre des communes et du président du Sénat, comme cela se fait notamment à Londres, dit-il.

L'élection du président aura lieu le 2 décembre, suivi du discours du Trône le lendemain. C'est le président qui escorte les députés au Sénat à l'occasion de la lecture du discours du Trône.

M. Bélanger s'imagine dans ce rôle, car il a fait la preuve, dit-il, qu'il peut bien travailler avec les partis d'opposition.

Il n'a pas l'intention de baisser les bras mais entretemps, il doit compter sur des gens de confiance qui l'aident à convaincre les députés de voter pour lui. «Si je retrouve ma voix, j'aurai de bonnes chances d'être élu.»

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