Lutte à l'ÉI: des renforts canadiens pour les Kurdes

Un soldat kurde monte la garde... (Safin Hamed, Archives AFP)

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Un soldat kurde monte la garde

Safin Hamed, Archives AFP

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Mike Blanchfield
La Presse Canadienne
MANILLE, Philippines

Le premier ministre Justin Trudeau a confirmé mardi qu'il entendait ordonner le déploiement d'un plus grand nombre de soldats canadiens dans le nord de l'Irak afin d'intensifier la lutte au groupe État islamique.

M. Trudeau pense que les 69 soldats canadiens qui sont actuellement sur le terrain irakien afin de former les troupes kurdes dans leur lutte aux djihadistes de l'État islamique ne sont pas en nombre suffisant. Il affirme que l'augmentation est l'un des scénarios sur lequel il se penche alors que le gouvernement s'apprête à mettre fin à la mission de combat aérienne menée par les CF-18 au sein de la coalition menée par les États-Unis.

M. Trudeau a révélé le plan aux journalistes durant une conférence de presse de 20 minutes à bord de l'avion qui les emmenait à Manille, aux Philippines, où aura lieu le sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC).

Le premier ministre Trudeau aura une importante rencontre bilatérale avec le président des États-Unis, Barack Obama, lors du sommet jeudi, où il affirme vouloir aborder plusieurs sujets, dont la mission militaire contre le groupe armé État islamique, la crise des réfugiés et les efforts pour lutter contre les changements climatiques.

M. Trudeau est demeuré ferme dans son intention d'ordonner le rapatriement au Canada des six avions de chasse CF-18 avant le mois de mars 2016, alors que plusieurs exigent qu'il laisse tomber cette promesse en raison des attaques terroristes survenus à Paris, vendredi.

«J'ai promis à plusieurs reprises à mes alliés que nous allions en faire plus sur le plan de l'entraînement, et cela signifie évidemment plus que 69 soldats sur le terrain», a-t-il expliqué.

«Combien ils seront, quelle forme cela prendra, quelle sorte d'engagement nous offrirons, ce sont les questions sur lesquelles nous allons nous pencher.»

M. Trudeau n'a pas avancé de nombres spécifiques, mais a donné en exemple la mission d'entraînement en Afghanistan, à laquelle le gouvernement Harper avait initialement assigné près de 1000 soldats.

Le premier ministre a affirmé qu'il voulait que le Canada soit «un collaborateur fort et positif à la mission contre l'État islamique», en entraînant les troupes irakiennes afin qu'ils puissent mener la guerre sur le terrain.

L'arrivée de M. Trudeau à l'arrière de son avion pour rencontrer une dizaine de journalistes a marqué un important changement en matière de communication, après le contrôle strict du message du gouvernement Harper au cours de la dernière décennie.

Le premier ministre recrue, qui en est à son premier voyage international, a aussi décrit quelques-unes de ses rencontres en coulisses lors du sommet du G20, qui s'est conclu lundi.

Il a dit qu'il avait hâte à sa première rencontre bilatérale formelle avec M. Obama parce que «nous devrons nous entendre sur plusieurs choses» malgré le récent refus du président quant au projet d'oléoduc Keystone XL qui devait s'étendre de l'Alberta à la côte du Golfe des États-Unis.

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