Rénover le 24 Sussex si possible, sinon construire ailleurs

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Paul Gaboury
Le Droit

L'Institut royal d'architecture du Canada (IRAC) recommande à la Commission de la capitale nationale de faire une «évaluation exhaustive» de la résidence du 24 Sussex avant d'y entreprendre des travaux majeurs.

Et si la réhabilitation du bâtiment du XIXe siècle est la «meilleure solution dans la mesure où cela est réalisable», dans le cas contraire, il faudra envisager la construction d'une «résidence prévue expressément pour le premier ministre du Canada» sur un autre emplacement dans la capitale, soutient l'IRAC.

L'organisme a salué lundi la décision du premier ministre désigné Justin Trudeau et sa famille d'avoir reconnu que la maison du 24 Sussex appartient à l'ensemble de la population et qu'à ce titre, «sa valeur économique et sa valeur en tant que symbole du Canada ne peuvent continuer de se déprécier».

Le président de l'IRAC, Sam Oboh, a rappelé que la CCN, responsable des résidences officielles, n'a eu accès au 24 Sussex «que pour effectuer de petites réparations esthétiques» ces dernières années. Si bien que la résidence a maintenant besoin de réparations majeures, a rappelé M. Oboh. Les travaux avaient été évalués à 10 millions $ dans le rapport déposé par la vérificatrice générale Sheila Fraser en 2008, et pourraient maintenant être encore plus coûteux à réaliser.

Les membres de l'IRAC se disent bien conscients que la CCN a des architectes à son emploi, incluant un architecte en chef et d'autres professionnels, mais ils se disent «prêts et désireux de contribuer à la démarche de quelque façon».

«La réhabilitation d'un bâtiment du xixe siècle passablement détérioré en un bâtiment plus confortable, efficient, sécuritaire et accueillant, grâce au design réfléchi d'une équipe menée par des architectes, est tout à fait dans le domaine du possible» indique Allan Teramura, vice-président de l'IRAC.

Toutefois, si la réhabilitation devait s'avérer «irréalisable», la construction d'une résidence prévue pour le premier ministre du Canada donnerait l'occasion de tenir un concours d'architecture et de mettre en évidence les meilleurs talents du Canada en matière de conception, d'innovation, d'efficacité énergétique et de savoir-faire, ajoute le président de l'IRAC, Sam Oboh.

«Comme rien ne justifie la démolition de la résidence actuelle, il faudrait alors trouver un autre emplacement dans la capitale pour cette nouvelle résidence», estime M. Oboh.

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