Le Québec pèsera plus lourd dans le caucus conservateur

L'ex-lieutenant de Stephen Harper au Québec, Denis Lebel... (Édouard Plante-Fréchette, Archives La Presse)

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L'ex-lieutenant de Stephen Harper au Québec, Denis Lebel

Édouard Plante-Fréchette, Archives La Presse

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La Presse Canadienne

Le poids du Québec au sein du nouveau caucus conservateur, qui se réunira pour la première fois mercredi à Ottawa, et au cours duquel Denis Lebel pourrait être élu chef intérimaire, sera plus élevé.

Le Parti conservateur a réussi à faire élire 12 députés au Québec, un sommet depuis la fusion de l'Alliance canadienne et du Parti progressiste-conservateur en 2003.

La dynamique régionale en sera nécessairement affectée; le dernier gouvernement de Stephen Harper n'avait pu compter que sur cinq représentants québécois.

Le 19 octobre, le Parti conservateur a devancé le Bloc québécois au fil d'arrivée pour se classer troisième dans la province sur le plan de la députation, avec l'appui de 15,4% des Québécois.

Un score honorable qui est largement attribué au travail de Denis Lebel, le lieutenant de l'ancien premier ministre Harper au Québec. Plusieurs sources dans les rangs conservateurs ont d'ailleurs suggéré que M. Lebel soit récompensé pour ses efforts en se faisant confier des dossiers clés sur les bancs de l'opposition.

Il pourrait même se voir confier les rênes du parti. Denis Lebel et la députée albertaine Michelle Rempel tentent, depuis quelques jours, de convaincre leurs collègues de les élire conjointement comme chefs intérimaires.

En plus d'eux, six autres candidats ont annoncé leur intention de briguer le poste. Il s'agit des anciens ministres Diane Finley, Rob Nicholson, Erin O'Toole et Rona Ambrose, et des ex-secrétaires d'État Candice Bergen et Mike Lake.

L'élection d'un chef intérimaire se fera mercredi au cours du premier caucus conservateur qui réunira les 99 députés conservateurs élus. On ne sait toujours pas si Stephen Harper - qui conservera son poste de député - participera à la rencontre.

Dianne Watts, qui a été élue à Surrey en banlieue de Vancouver, estime que le parti doit saisir l'occasion d'effectuer une analyse en profondeur de ses bons et de ses moins bons coups.

«Je vais donner mon appui à la personne qui aura cette vision et qui sera très pragmatique dans sa tentative de comprendre ce qui s'est mal passé et comment des correctifs peuvent être apportés», a-t-elle expliqué.

Karen Vecchio, qui a été élue dans le sud de l'Ontario, dit qu'elle votera pour une personne qui aura des qualités d'homme ou de femme d'État.

«Je cherche un vrai leadership, quelqu'un qui sera compatible pour travailler avec tous les députés d'est en ouest, qu'ils représentent des gens de Calgary ou du Québec, et que cette personne reconnaisse l'importance de toutes les régions», a-t-elle dit.

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