Mulcair «confiant» en son avenir au NPD

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Le chef du NPD, Thomas Mulcair, lors de la soirée électorale de lundi

Robert Skinner, La Presse

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La Presse Canadienne

Thomas Mulcair est «confiant que tout va bien aller» lorsqu'il se soumettra au vote de confiance qui l'attend au congrès de son parti le printemps prochain, selon son attaché de presse George Smith.

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) n'a cependant pas le temps en ce moment de penser à ce vote qui se tiendra en avril, trop occupé à se pencher sur le boulot qu'il veut abattre avec son équipe au Parlement, a indiqué son collaborateur.

«Ce n'est pas sur notre radar. On a une équipe à gérer, à diriger, et on a encore du travail à faire, alors on va le faire», a indiqué M. Smith en entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne, vendredi.

«Les seuls qui parlent de ce vote, ce sont les médias. Il n'y a personne à l'interne qui me parle de ce vote», a ajouté le proche collaborateur de Thomas Mulcair, qui n'a pas fait d'apparition publique depuis la cuisante défaite de ses troupes, lundi soir.

Le chef néo-démocrate prévoit s'adresser aux médias «dans quelques jours», après avoir pris le temps nécessaire afin de «récupérer», de «parler aux candidats défaits et gagnants» et d'ébaucher un plan pour la prochaine session parlementaire, a spécifié M. Smith.

Le prochain congrès du NPD se tiendra du 7 au 10 avril à Edmonton, en Alberta.

Il ne s'agira pas d'un congrès à la direction du parti, mais bien d'une «évaluation de la direction» lors de laquelle on décidera «s'il y a volonté d'organiser ou pas un nouveau vote de leadership», selon le parti.

Le libellé de la question sera le même qu'en 2008, 2011 et 2013, soit: «Le parti devrait-il tenir un congrès pour élire un nouveau chef?» a-t-on confirmé vendredi au NPD.

Mais d'ici au congrès d'Edmonton, il y a beaucoup à faire à Ottawa; aussi Thomas Mulcair a-t-il tenu vendredi une première réunion téléphonique avec les membres de son nouveau caucus afin de se préparer à la rentrée parlementaire, dont la date n'a pas été annoncée.

Il a profité de l'occasion pour dire à sa nouvelle équipe qu'il avait la ferme intention de demeurer chef à «long terme» et de «mener le parti dans la prochaine élection» pour «former un gouvernement», a relaté l'un des membres du caucus, le vétéran député Peter Julian.

«Le fait qu'il soit prêt à relever le défi et continuer le travail, pour moi, c'était très important», a confirmé l'élu de la Colombie-Britannique, qui a été nommé vendredi chef parlementaire des néo-démocrates à la Chambre des communes - une fonction qu'il occupait avant l'élection.

M. Julian dit avoir «absolument» confiance en son chef, qui a mené selon lui «une campagne extraordinaire» même si, sous sa houlette, le nombre de sièges du NPD a fondu comme neige au soleil, passant de 106 députés à la dissolution du Parlement à 44 à l'issue du scrutin.

«Les lacunes qu'on a eues dans notre campagne, ça n'a rien à voir avec M. Mulcair», a-t-il plaidé, promettant que les néo-démocrates avaient maintenant comme priorité de surveiller étroitement les libéraux de Justin Trudeau, qui forment un gouvernement majoritaire.

Le NPD compte se battre «pour les priorités des Canadiens», dont l'amélioration du système de santé, la lutte contre les changements climatiques et le début d'une nouvelle ère dans les relations avec les Autochtones, a précisé le parti dans un communiqué.

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