Le rôle des citoyens aux élections

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Dans une ère où l'information se trouve en surabondance, il revient évidemment au citoyen d'être bien informé afin de faire un choix éclairé lors d'une élection. Les experts craignent toutefois que plusieurs ne soient pas bien outillés pour trouver les informations pertinentes dans le raz-de-marée actuel.

Même s'il considère que les médias doivent mieux adapter leur façon de présenter l'information, le professeur Gilles LeVasseur croit qu'il est de la responsabilité du citoyen d'être bien informé.

«Les gens blâment les médias parce qu'ils ne sont pas bien informés. [...] Ce sont les mêmes personnes qui vont blâmer le gouvernement s'ils n'ont plus d'argent à leur retraite, mais ont-ils épargné?»

Or, si on considère que les médias n'en font pas suffisamment pour offrir du contenu diversifié et traiter des enjeux importants en profondeur, il est difficile pour un citoyen d'être bien informé, malgré toute sa bonne volonté.

«Si quelqu'un se donne la peine de suivre ce qui se dit sur les médias de masse, sur les élections, je trouve que comme citoyen, il fait sa part, affirme le chercheur Simon Tremblay-Pepin. J'aimerais tous qu'on ait plus de temps pour s'occuper du politique, mais considérant ce qu'on demande aux gens pour vivre en heures de travail, je ne m'attends pas qu'ils fassent ce qui est mon travail à moi, c'est-à-dire de lire les études en détail et comprendre des enquêtes.»

Non seulement, le temps manque au commun des mortels, mais plusieurs n'ont pas l'éducation nécessaire pour bien décoder les contenus médiatiques, même lorsqu'ils sont de qualité, souligne le professeur et philosophe Normand Baillargeon.

L'Enquête internationale sur l'alphabétisation et les compétences des adultes (2003) a démontré que près de la moitié des Canadiens n'atteignaient pas le niveau de littératie recommandé par l'Organisation de coopération et de développement économiques. Les plus récentes études ne laissent pas présager une amélioration marquée de la situation.

«Mon école, c'est le siècle des Lumières et le rationalisme du 18e siècle. On croyait à cette époque qu'une condition indispensable pour avoir une vraie démocratie participative, c'est que les gens soient éduqués», soutient M. Baillargeon.

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