Hull-Aylmer: histoire de château fort

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La circonscription de Hull-Aylmer (auparavant Hull) a été représenté par un député libéral de 1917 à 2011. Seule exception: Gilles Rocheleau, qui a joint les rangs du Bloc québécois pendant son mandat en 1990. Il a toutefois été défait l'élection suivante par le libéral Marcel Massé.

En 2011, l'élection de la néo-démocrate Nycole Turmel avec près de 40% d'avance sur le libéral Marcel Proulx (en poste depuis 1999) a bien entendu causé toute une surprise. Et la vague orange n'est pas l'unique responsable de cette victoire. Soudainement, des analystes parlent d'Hull-Aylmer comme un château fort néo-démocrate.

Donc, Hull-Aylmer, un comté favorable au Parti libéral du Canada (PLC) ou au Nouveau parti démocratique (NPD)?

La députée sortante, Nycole Turmel, espère bien répéter l'exploit de 2011. Cette fois-ci, elle espère que son parti pourra remporter le plus grand nombre de sièges. De cette façon, elle pourrait faire avancer plus facilement des projets de loi comme celui soumis l'an dernier afin de protéger le parc de la Gatineau.

Le libéral Greg Fergus, de son côté, affirme qu'il n'existe plus de châteaux forts, peu importe le parti.

«On n'est plus dans l'ère où, parce que ton arrière-grand-père votait rouge, tu votais rouge. Les gens en veulent plus, ils ne veulent pas qu'on prenne leur vote pour acquis.»

Le PLC et le NPD, ensemble, récolteraient plus de 80% des appuis dans Hull-Aylmer selon le site www.threehundredeight.com. Au centre de tout ça, le Bloc québécois fait confiance à une néophyte, Maude Chouinard-Boucher.

Étudiante à l'Université du Québec en Outaouais, Mme Chouinard-Boucher est dans la région depuis environ trois ans. Elle compte sur son entregent pour se faire connaître et développer un lien de confiance avec les citoyens. Son attaché de presse a toutefois annoncé lundi qu'elle n'accorderait plus d'entrevue avant le 1er septembre.

Pour la candidate bloquiste, sa priorité à Ottawa sera d'encourager les projets culturels qui distinguent Gatineau de la capitale.

Autant chez M. Fergus et Mme Turmel, le respect de la fonction publique est au centre du discours électoral, tout comme la protection de l'environnement.

Outre leur affiliation politique, peu d'éléments de leur discours actuel permettent de distinguer ces deux candidats. Inévitablement, leur personnalité deviendra un élément central du choix de l'électeur.

Greg Fergus soutient avoir «un grand respect» pour Nycole Turmel. En entrevue, il hésite longuement avant de préciser la différence entre lui et son adversaire.

«Je ne suis pas un idéologue, je suis un gars qui est très pragmatique. [...] Avec son passé à la présidence de l'Alliance de la fonction publique, peut-être qu'elle cherche des solutions plus idéologiques.»

«Je suis issue du mouvement syndical. Quand je dis que je vais être là pour vous aider, les gens vont me croire», réplique Mme Turmel.

À noter que le Parti conservateur du Canada n'a toujours pas nommé de candidat dans Hull-Aylmer.

S'engager pour le centre-ville

Une élection est un excellent moment pour forcer les candidats à s'engager quant à divers projets issus de leur communauté. Vision centre-ville compte bien profiter de l'opportunité actuelle.

En pleine revitalisation, le centre-ville de Gatineau aura besoin de l'appui de son député fédéral, soutient le directeur général de Vision centre-ville, Stefan Psenak.

Que le prochain représentant d'Hull-Aylmer soit néo-démocrate, libéral, conservateur ou bloquiste importe peu aux yeux de M. Psenak (Vision centre-ville n'appuiera aucune candidature durant cette campagne). Ce qui compte, c'est qu'ils s'engagent à participer au développement du Vieux-Hull.

«On est à une étape cruciale de la revitalisation. On a des engagements de la Ville [de Gatineau], soutient Stefan Psenak. On a besoin de l'appui du fédéral pour revitaliser certaines infrastructures.»

Le directeur général de Vision centre-ville soutient que la Ville de Gatineau ne peut assumer les frais seule et plusieurs terrains et bâtiments de l'Île-de-Hull sont de juridiction fédérale. Il soutient, par exemple, que le gouvernement fédéral devrait s'impliquer dans l'aménagement des berges du ruisseau de la Brasserie.

Un questionnaire sera envoyé à tous les candidats au courant de la campagne pour les forcer à se prononcer sur divers enjeux qui touchent le centre-ville, soutient Stefan Psenak.

Contactée dimanche, la directrice générale de l'Association des professionnels, industriels et commerçants d'Aylmer (APICA), Jocelyne Lauzon, affirme que son organisation n'est pas prête à présenter les enjeux qui préoccuperont les gens d'affaires du secteur Aylmer dans cette élection.

Le conseil d'administration de l'APICA doit se rencontrer cette semaine et devrait discuter de sa stratégie pour les élections. Mme Lauzon a par contre indiqué que l'APICA défendra les revendications de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, dont elle est membre.

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