Élections: changements peu probables sur la rive ontarienne

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Les enjeux locaux sont souvent éclipsés par la cote de popularité du chef de parti, estime l'un des experts consultés par LeDroit.

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La grande région d'Ottawa a fait preuve d'une constance parfaite lors des élections de 2011. Aucune circonscription n'a changé de couleur. La vague orange qui a déferlé sur le Québec et l'Outaouais s'est brisée aux portes de la capitale fédérale. Le Nouveau Parti démocratique a conservé le centre-ville ; les libéraux, la plupart des quartiers urbains ; les conservateurs, la périphérie. Quatre ans plus tard, un bouleversement est improbable, disent deux experts. Mais des surprises peuvent survenir. Portrait des enjeux et des luttes du côté ontarien. Demain, l'Outaouais.

La circonscription d'Orléans sera le théâtre de la course électorale la plus intéressante, croit le professeur à l'Institut de recherche sur la science, la société & la politique publique, de l'Université d'Ottawa, Patrick Fafard.

Le député conservateur Royal Galipeau, l'un des plus assidus à la Chambre des communes, affrontera cette fois un candidat vedette du Parti libéral, le lieutenant-général à la retraite Andrew Leslie.

«M. Galipeau travaille fort mais il n'est pas tellement visible et il a eu des problèmes de santé», affirme M. Fafard.

Des militants libéraux en sont presque venus aux coups lors de la soirée d'investiture de M. Leslie en décembre dernier, lorsque le précédent candidat, David Bertschi, a été écarté par les mandarins du parti.

La candidate néo-démocrate Nancy Tremblay, une scientifique environnementale au sein de la fonction publique, tentera de brouiller les cartes.

La démission inattendue de l'ancien député d'Ottawa-Ouest-Nepean, John Baird, pourrait ouvrir la porte aux libéraux de Justin Trudeau dans cette circonscription, croit Robert David, professeur à la Faculté des sciences sociales à l'Université d'Ottawa.

M. Baird avait réussi à ravir ce siège longuement acquis au PLC en 2006.

«Maintenant que John Baird n'est plus là, ça donne une chance aux libéraux de gagner, affirme M. David, qui ne voit pas de grands changements à l'horizon du côté d'Ottawa.

Les conservateurs ont choisi Abdul Abdi, un policier d'origine somalienne pour les représenter dans cette circonscription multiethnique, tandis que Anita Vandenbeld, tombeuse de M. Baird en 2011, tentera sa chance une deuxième fois. Le NPD n'a toujours pas désigné de candidat.

La division du vote de «centre-gauche» pourrait jouer en la faveur des conservateurs dans Ottawa-Ouest-Nepean mais aussi dans d'autres circonscriptions comment celle d'Ottawa-Centre, un fief néo-démocrate, croit M. Fafard.

L'ancien candidat à la succession de Jack Layton, Paul Dewar, n'a eu aucun mal à s'y faire élire depuis 2006, comme le chef Ed Broadbent avant lui.

«Les candidats néo-démocrates et libéraux sont très forts et très connus, affirme le chercheur. Il pourrait y avoir une séparation du vote entre les deux. Les conservateurs pourraient remporter (le siège) même si je m'attends à ce que Dewar soit réélu.»

Les deux experts s'entendent sur une chose: les chances d'un candidat d'être élu dépendent en grande partie de la popularité du chef dans l'ensemble du pays.

M. Fafard soutient que les enjeux locaux sont souvent éclipsés par la cote de popularité du chef de parti.

«De façon générale, environ 25-30% du vote s'explique par le candidat. C'est le chef qui a la plus grande influence sur l'électorat», souligne-t-il.

«Tout peut arriver au cours de la campagne, avec les débats, des gaffes, et les plateformes électorales qui ne sont pas encore livrées», dit M. David.

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