Saut en politique: la procureure Taman persiste et signe

L'avocate Emilie Taman n'a pas l'intention de changer... (Photo tirée de Facebook)

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L'avocate Emilie Taman n'a pas l'intention de changer d'idée, même si sa demande de congé a été refusée par son employeur.

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Paul Gaboury
Le Droit

Avant même que ne soit connue la date de l'investiture néo-démocrate dans la circonscription fédérale d'Ottawa-Vanier, la candidature de l'avocate Emilie Taman suscite déjà beaucoup d'intérêt, tant sur le plan politique que juridique.

Fille de Louise Arbour, l'ancienne juge à la Cour suprême et Haut-Commissaire aux droits de l'homme aux Nations unies, l'avocate Taman risque son emploi de procureure au Service des poursuites pénales du Canada en étant candidate à cette investiture néo-démocrate. Sa demande de congé sans solde lui a été refusée par la Commission de la fonction publique du Canada.

Le risque de perdre son emploi est donc bien réel pour l'avocate et mère de trois jeunes enfants. Mais cela n'influencera pas sa décision de se présenter dans cette course à cinq candidats pour l'investiture, a-t-elle expliqué au Droit.

La date, d'abord prévue pour la mi-juin, a été remise et devrait être fixée dans les prochains jours.

«Le 3 juillet, j'ai laissé mes affaires, ma carte de sécurité et mon BlackBerry au bureau et tous mes dossiers bien notés pour l'autre procureur, comme si je partais en congé. [Jeudi] soir, j'ai reçu une troisième lettre de mon employeur m'indiquant que si je ne retourne pas à mon poste dans les 24 heures, ce sera considéré comme un abandon de poste. Je vais remettre la lettre à mon syndicat et je n'ai pas l'intention de changer d'idée», a-t-elle expliqué.

L'avocate conteste d'ailleurs la décision de son employeur devant la Cour fédérale, avec l'appui de son syndicat, l'Association des juristes de justice. La cause devrait être entendue au début septembre.

Dans son refus, le gouvernement soutient qu'elle occupe un poste trop visible du public, ce qui l'empêche d'être candidate à l'investiture en prévision des élections fédérales prévues le 19 octobre prochain. «Pourtant, dans les provinces, les procureurs ont le droit de se présenter à des élections, les policiers aussi. Ils font affaire directement avec le public. Alors pourquoi c'est différent pour moi. C'est important de clarifier les règles pour moi, et pour les autres qui viendront après», a-t-elle expliqué.

Des appuis de taille

En lui accordant son appui, l'ancien chef néo-démocrate Ed Broadbent a salué l'engagement pour la justice et le courage de Mme Taman.

«Malgré le fait que le gouvernement lui ait dit qu'elle ne pouvait se présenter à cette élection, elle a pris une décision courageuse en se présentant. Elle sera une députée formidable et elle a mon appui inconditionnel», a indiqué M. Broadbent, tout en soulignant le fait qu'elle soit bilingue, un atout pour la candidate qui souhaite déloger Mauril Bélanger dans le château-fort libéral qu'est Ottawa-Vanier.

L'appui de M. Broadbent s'ajoute à ceux de la mère de la candidate, l'ex-juge Arbour, ainsi que des députés néo-démocrates, Rosane Doré Lefebvre (sa cousine), Craig Scott, Joe Comartin et David Eby.

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