L'ombudsman des vétérans raconte son histoire

L'ombudsman des vétérans du Canada, Guy Parent.... (Photo Chris Wattie, Reuters)

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L'ombudsman des vétérans du Canada, Guy Parent.

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Paul Gaboury
Le Droit

Depuis son arrivée, le 11 novembre 2010, l'ombudsman des Anciens Combattants, Guy Parent, aura été au coeur de la lutte menée par des milliers de vétérans pour faire reconnaître leurs besoins par le fédéral.

Son mandat doit se terminer en novembre prochain et on ne sait toujours pas s'il demeurera en poste. M. Parent a toutefois tenu à faire dès maintenant un récit personnel de son travail. Dans le document intitulé Mes cinq dernières années en tant qu'ombudsman des vétérans, il raconte les nombreux défis rencontrés et tout le boulot qui a dû être accompli pour venir en aide aux anciens militaires.

Pendant cette période, son bureau a reçu plus de 25000 appels téléphoniques, courriels, lettres et télécopies de vétérans et de leurs familles. À son arrivée en poste, le jour du Souvenir 2010, les vétérans faisaient face à des problèmes importants et il a vite compris qu'il devait agir pour faire changer les choses, raconte-il.

«Le Canada était engagé dans le conflit de haute intensité en Afghanistan depuis plus de huit ans, et les victimes résultant de cette guerre continuaient de s'accumuler. La Nouvelle Charte des anciens combattants entrée en vigueur en avril 2006, ne répondait pas adéquatement aux besoins des vétérans, et même si elle avait été présentée comme une charte en évolution, aucun changement n'y avait été apporté», souligne-t-il.

Il raconte aussi comment son bureau était devenu le dernier recours de bon nombre de vétérans.

«Les situations sont rarement simples, elles sont intenses sur le plan émotionnel et touchent de vraies personnes qui ont de réels problèmes. Si ces problèmes étaient faciles à résoudre, ils l'auraient déjà été », mentionne M. Parent.

En plus des 10 examens et rapports publiés depuis le début de son mandat, M. Parent rappelle avoir été à la tête des efforts concertés visant à obtenir un examen parlementaire approfondi de la Nouvelle Charte des anciens combattants.

À l'été 2014, il avait notamment révélé que la moitié des militaires sérieusement handicapés n'obtenaient pas l'aide financière qui leur était due. Et lorsqu'ils la recevaient, la prestation était la plus basse possible. Le gouvernement avait réagi en élargissant les critères de la prestation pour déficience permanente, ce qui a contribué à réduire l'écart entre les besoins des vétérans et l'aide offerte - «sans toutefois le combler entièrement», explique-t-il.

Si de nombreux progrès ont été accomplis ces dernières années, «cela ne veut pas dire que rien n'est plus à faire», ajoute M. Parent, qui attribue les réussites du bureau de l'ombudsman «à la compassion et au dévouement» des membres de son équipe.

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