Sénat: les bureaux temporaires pourraient coûter 24 M$ de plus que prévu

Trouver des bureaux temporaires pour le Sénat pendant les rénovations au... (Photo Adrian Wyld, La Presse canadienne)

Agrandir

Photo Adrian Wyld, La Presse canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Jordan Press
La Presse Canadienne

Trouver des bureaux temporaires pour le Sénat pendant les rénovations au parlement pourrait coûter 24,5 millions $ supplémentaires aux contribuables, soit encore plus que le coût du plus récent rapport de vérification des dépenses des sénateurs.

Et tout cela pour éviter que les sénateurs aient à marcher un coin de rue de plus pour se rendre au parlement.

La location de bureaux temporaires pour le Sénat au centre-ville d'Ottawa pourrait coûter près d'un million de dollars de plus que le récent rapport d'audit si la chambre haute refuse d'élargir ses recherches au-delà des limites d'un seul pâté de maisons, indique un document interne du gouvernement.

Limiter les recherches à un seul petit secteur de la capitale signifie que le processus pourrait être beaucoup plus coûteux pour le ministère des Travaux publics.

Les contribuables pourraient ainsi devoir payer 24,5 millions $ de plus sur 13 ans que la somme prévue par le gouvernement.

Les détails sont contenus dans une note d'information datée du 30 janvier et adressée à la ministre des Travaux Publics, Diane Finley. La note a été obtenue par La Presse Canadienne en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.

Le ministère des Travaux public n'a pas dit combien il est prêt à dépenser pour les bureaux temporaires du Sénat.

Le Sénat doit rapidement trouver des espaces de bureau afin d'être prêt pour 2018, quand l'édifice du Centre sera fermé pour des rénovations plus que nécessaires, forçant le déplacement du Sénat et de la Chambre des communes pendant près d'une décennie.

Présentement, 27 bureaux du Sénat n'ont pas encore trouvé d'emplacement temporaire. Le Sénat a également besoin de bureaux pour des services comme le courrier et la sécurité.

Le ministère des Travaux publics avait déjà des espaces de bureau à disposition: en 2012, la Commission de la capitale nationale était prête à accorder au Sénat 10 000 mètres carrés d'espace dans un édifice du centre-ville où plusieurs bureaux de la chambre haute sont déjà installés.

Cette offre a toutefois été écartée quand le Sénat a décidé qu'il avait besoin de seulement la moitié de cet espace. Sans analyse de rentabilité pour soutenir l'abandon de ces espaces stratégiquement situés près de la colline du Parlement, la commission a décidé de se retirer de l'entente.

Le Sénat veut trouver des bureaux pas plus au sud que la rue Sparks, qui est située à un coin de rue du parlement et qui compte plusieurs édifices de bureaux gouvernementaux.

Le ministère des Travaux publics veut que le Sénat élargisse ses recherches à un coin de rue plus au sud jusqu'à la rue Queen, où se trouvent également plusieurs édifices abritant des employés du gouvernement fédéral.

Ce coin de rue supplémentaire permettrait quand même de respecter l'exigence du Sénat, qui veut que ses bureaux temporaires soient situés à moins de dix minutes de marche de l'emplacement temporaire de la chambre haute - un centre de conférences du gouvernement situé près de l'extrémité nord du canal Rideau.

La note d'information du mois de janvier comprend aussi une lettre de Mme Finley aux leaders du Sénat leur demandant d'accepter d'élargir leur périmètre de recherches «au plus tard» en mars afin que les bureaux temporaires soient prêts pour la fermeture de 2018.

La porte-parole du Sénat, Nancy Durning, a précisé que la chambre haute n'avait pas accepté d'élargir son secteur de recherches pour les bureaux temporaires et continuait d'évaluer ses options.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer