Les sénateurs ne se souciaient guère des coûts, conclut le vérificateur général

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne

Les sénateurs ne se souciaient guère du fait que leurs factures sont payées par les contribuables, conclut le vérificateur général (VG) dans un rapport très attendu déposé mardi.

Que ce soit en optant pour un siège en première classe plutôt qu'en classe économique, en réclamant des indemnités additionnelles pour un repas plus gastronomique car il est impossible d'«obtenir un repas convenable dans un avion au Canada» ou encore en préférant des cartes de voeux plus dispendieuses, certains membres de la Chambre haute ont abusé, selon le VG.

Les 30 sénateurs qui sont nommés dans le document de quelque 130 pages ont réagi au verdict du VG en accusant celui-ci de formuler de «prétendues constatations», des «commentaires calomnieux et non appropriés» ou d'y aller d'un «affront diffamatoire».

Mais il n'en demeure pas moins que le bureau de Michael Ferguson soutient avoir constaté tout au long de son enquête de sérieuses lacunes en matière de reddition de comptes et de transparence au Sénat du Canada.

L'agent indépendant écrit noir sur blanc dans son rapport que les sénateurs n'ont «pas toujours pris en considération l'obligation de veiller à ce que les dépenses payées à même les fonds publics soient justifiées, raisonnables et appropriées».

Et un changement s'impose, puisque les mécanismes de surveillance actuellement en place ne permettent pas de contrôler adéquatement les dépenses, tranche M. Ferguson dans ce rapport qui a nécessité deux ans de travaux.

Car en tant que groupe, les sénateurs sont responsables de s'administrer eux-mêmes; ils «établissent leurs propres règles, choisissent de les appliquer ou non, et déterminent s'il y a lieu de rendre des informations publiques», est-il écrit dans le document.

Le VG recommande donc, notamment, la création d'un organe de surveillance indépendant qui serait chargé de surveiller les dépenses des sénateurs et dont la majorité des membres, y compris le président, seraient indépendants du Sénat.

Il estime également que son bureau devrait recevoir le «mandat clair» d'effectuer des audits du Sénat, y compris des audits des dépenses de ses membres.

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