Le député Ravignat exprime sa déception

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«J'étais déçu parce que M. Friday a fait une présentation mal ficelée au comité», a lancé M. Ravignat.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Le critique néo-démocrate du conseil du Trésor, Mathieu Ravignat, dénonce le manque de transparence du processus qui a mené à la nomination de Joe Friday au poste de commissaire à l'intégrité du secteur public fédéral.

«Si le gouvernement avait voulu envoyer un message de changement, il aurait nommé une autre personne, un expert venant de l'extérieur. Mais ce n'est pas le cas. M. Friday vient de l'interne. Je pense que le gouvernement n'accorde pas trop d'importance à cette fonction», a indiqué le député Ravignat. Ce n'est qu'à la toute dernière minute, a-t-il expliqué, que le comité parlementaire qui étudiait sa nomination a pu le rencontrer pendant une heure.

«Le gouvernement a procédé à cette nomination à la cachette. Le processus devrait nous permettre, nous les députés des autres partis, d'être impliqués. Après tout, il s'agit d'un agent du Parlement», a-t-il mentionné.

M. Friday a été nommé avocat général du bureau en 2008 avant de devenir sous-commissaire en 2011. Il a ensuite remplacé le commissaire Mario Dion à son départ à la fin de 2014, avant que sa nomination soit soumise par le premier ministre Stephen Harper la semaine dernière.

«J'étais déçu parce que M. Friday a fait une présentation mal ficelée au comité. Il n'a pas donné beaucoup de détails sur ses intentions réelles et si nous n'avions pas posé nos questions, nous n'aurions pas su grand-chose. Je m'attendais à beaucoup plus», a expliqué M. Ravignat. Ce dernier trouve «anormal» que seulement 50 dossiers de plaintes, venant de 400000 fonctionnaires fédéraux, soient présentement étudiés par le commissariat. «C'est bizarre qu'il y en ait si peu. Et on ne sait pas vraiment ce qu'il fera de plus pour que les gens aient davantage confiance à déposer une plainte.»

Des changements possibles, selon M. Friday

Devant le comité, M. Friday a défendu les efforts faits récemment pour informer les fonctionnaires. Il a aussi fait valoir sa grande connaissance du fonctionnement du commissariat, et sa grande expérience au sein de la fonction publique fédérale. En réponse à une question du NPD sur des modifications à la loi adoptée en 2007, dont la révision quinquennale n'a toujours pas été initiée par le gouvernement, M. Friday a indiqué qu'il travaillait sur des changements possibles.

«Par exemple, je pense que cela va être très important d'avoir le pouvoir de demander à utiliser des éléments de preuve provenant de l'extérieur du secteur public. En ce moment, nous n'avons pas le droit. De temps en temps, cela représente un obstacle impossible à contourner pour nous», a expliqué M. Friday.

Ce dernier a également indiqué qu'il voudrait élargir la portée de la définition de représailles, afin qu'un divulgateur puisse par exemple divulguer de l'information à toute personne dans la chaîne hiérarchique et pas seulement à son superviseur direct.

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