Les compressions à blâmer pour les maux de la Défense nationale

Au début des années 1990, on comptait 9000... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Au début des années 1990, on comptait 9000 employés au service des acquisitions de la Défense nationale;.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Le Droit

Les délais parfois interminables et les dépassements de coûts dans l'acquisition de nouveaux équipements à la Défense nationale sont principalement dus aux réductions d'effectifs décrétés par les libéraux et les conservateurs, conclut un rapport d'experts.

Rédigé conjointement par l'Institut de la Conférence des Associations de la défense du Canada et par l'Institut MacDonald-Laurier, le rapport est le fruit de plus de 50 entrevues confidentielles et d'un atelier réunissant des officiers militaires actuels ou à la retraite affectés aux acquisitions, des membres du personnel politique et des consultants.

Depuis son élection, le gouvernement Harper a éprouvé de sérieux maux de tête avec ses programmes de remplacement des fameux avions chasseurs F-35, des vieux hélicoptères Sea King et de navires militaires. Les chercheurs attribuent ces problèmes aux coupes effectuées dans les effectifs du service d'acquisition à la Défense nationale.

Faire autant avec moins

Au début des années 1990, on comptait 9000 employés au service des acquisitions; en 2004, après plusieurs budgets libéraux, cet effectif s'est réduit de moitié, à 4200.

Après l'élection des conservateurs, l'effectif a augmenté légèrement, pour atteindre 4355 en 2009, mais plusieurs postes sont demeurés vacants lors de la guerre en Afghanistan. Puis, en 2011, le budget conservateur prévoyait un nouvel «examen stratégique et fonctionnel», qui visait à obtenir des économies d'au moins 4 milliards$ d'ici 2014-2015.

«La situation a alors empiré, avec l'élimination de 400 postes en 2014-2015», lit-on dans le rapport.

Le premier ministre Harper avait beaucoup insisté à l'époque pour que la Défense nationale réduise ses coûts d'administration, un mantra qualifié de politique à courte vue par l'un des auteurs. «Vous ne pouvez pas doubler la charge de travail d'un employé et vous attendre à ce que les dossiers avancent», soutient l'analyste Dave Perry.

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