La «grande séduction» pour attirer les immigrants

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Le ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, Chris Alexander, a été invité à prendre des «mesures positives» pour appuyer l'épanouissement et le développement de ces communautés.

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Paul Gaboury
Le Droit

Pour convaincre les nouveaux arrivants de s'installer en milieu linguistique minoritaire, les communautés doivent mener une véritable entreprise «de grande séduction» dans laquelle les collectivités doivent prendre leur place. Et pour obtenir les résultats voulus, elles doivent disposer des ressources nécessaires pour les réaliser.

Dans son étude, le comité présidé par la sénatrice Claudette Tardif recommande au ministère fédéral de la Citoyenneté et Immigration d'établir une «stratégie nationale» pour stimuler la croissance des communautés de la langue officielle en situation minoritaire, et insiste sur l'importance de prendre des mesures de recrutement ciblées envers les pays francophones.

Le comité reconnaît que l'immigration est un facteur déterminant pour l'avenir des communautés et incite le ministre responsable, Chris Alexander, à prendre des «mesures positives» pour appuyer l'épanouissement et le développement de ces communautés, a indiqué la sénatrice Tardif.

Le comité a tenu plus de 15 réunions sur cette question et entendu plus d'une quarantaine de témoins.

Dans sa série de neuf recommandations, le comité estime que le ministère devrait s'assurer que les immigrants de langue française pourront s'inscrire dans le bassin de candidats qualifiés du nouveau système «Entrée Express», sans qu'il n'y ait d'entrave à la reconnaissance de leurs titres de compétences étrangers.

Le comité s'est également penché sur la manière dont le gouvernement fédéral doit s'y prendre pour atteindre la nouvelle cible de 4% d'immigrants économiques d'expression française d'ici 2018. «Le système devrait inclure une 'lentille francophone' permettant aux communautés francophones et acadiennes de tirer profit de mesures positives ciblées», a fait valoir la sénatrice Suzanne Fortin-Duplessis, vice-présidente du comité.

Réaction de la FCFA

La directrice générale de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA), Suzanne Bossé, se réjouit des recommandations contenues dans ce rapport au moment où l'immigration francophone est loin de la cible de 4% établie par le gouvernement fédéral, déjà loin de l'objectif du Manitoba à 7% et de l'Ontario à 5%.

«Il faut reconnaître que l'objectif n'est pas atteint. Et au cours de la dernière année, nous avons vu le nombre d'immigrants francophones diminuer alors qu'il aurait dû augmenter. Et en 2013, nous étions à 2% lors de la présentation de la Feuille de route», a indiqué Mme Bossé. Selon elle, malgré tous les efforts qu'elles déploient, les communautés sont très inquiètes par rapport aux changements actuellement apportés au système d'immigration par le gouvernement et elles manquent de ressources et d'appui financier dans leurs efforts pour attirer des immigrants francophones, a tenu à souligner la directrice générale de la FCFA.

pgaboury@ledroit.com

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