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L'Ontario laisse la porte ouverte aux ouvriers québécois

Le gouvernement libéral minoritaire de Kathleen Wynne, à... (PHOTO AARON LYNETT, ARCHIVES PC)

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Le gouvernement libéral minoritaire de Kathleen Wynne, à l'exception d'un député, et l'opposition néo-démocrate d'Andrea Horwath ont défait le projet de loi privé du député progressiste-conservateur Jack MacLaren à l'étape de la deuxième lecture.

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L'Ontario laissera la porte ouverte aux ouvriers de la construction du Québec. Une majorité d'élus à Queen's Park ont rejeté un projet de loi qui aurait fermé leur frontière à la main-d'oeuvre de la province voisine, jeudi après-midi.

Le gouvernement libéral minoritaire de Kathleen Wynne, à l'exception d'un député, et l'opposition néo-démocrate d'Andrea Horwath ont défait le projet de loi privé du député progressiste-conservateur Jack MacLaren à l'étape de la deuxième lecture.

Le but du projet de loi de M. MacLaren était d'amener le Québec à négocier un accord plus souple sur la mobilité de la main-d'oeuvre. «Il faut claquer la porte», a scandé l'élu de l'ouest rural d'Ottawa lors d'un point de presse, jeudi matin. «Le Québec ne joue pas selon les règles», s'est-il plaint.

Le député de Carleton-Mississippi-Mills affirme que les travailleurs de l'Ontario sont victimes de discrimination et de harcèlement lorsqu'ils s'aventurent de l'autre côté de la frontière, alors que les travailleurs du Québec ont le champ libre dans sa province.

«Plus tôt cette semaine, la première ministre Kathleen Wynne, a fait appel à la coopération de tous les partis pour que des projets de loi non-partisans soient adoptés. Elle n'a pas livré la marchandise, en plus de laisser tomber les travailleurs de la construction de l'Ontario», a réagi M. MacLaren avec amertume, peu après le vote.

Le projet de loi de M. MacLaren inquiétait l'industrie de la construction dans la région d'Ottawa. Une possible exclusion des ouvriers québécois aurait touché jusqu'à 40% de la main-d'oeuvre dans la capitale.

«Ce serait mortel pour nos échéanciers», a commenté Gilles Desjardins, président du constructeur Brigil, une entreprise de Gatineau qui planche sur plusieurs projets immobiliers dans l'Est ontarien. «C'est vrai que la situation n'est pas simple. Le Québec doit simplifier son système. Mais il faut que le dossier se règle au niveau des gouvernements, sans mettre en péril (les chantiers) ou stresser les travailleurs».

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