À 48 heures de l'élection partielle dans Ottawa-Sud

Une bataille des plus coriaces

Tim Hudak a affirmé que sa formation semblait... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Tim Hudak a affirmé que sa formation semblait bénéficier d'un « élan important » à l'heure actuelle.Le Parti PC mise beaucoup sur le mécontentement de la population, évoquant sans cesse le scandale de l'annulation des centrales au gaz, ou encore celui du service d'ambulance aérien Ornge.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Qui l'emportera dans Ottawa-Sud ? Appelés aux urnes jeudi afin d'élire le successeur de Dalton McGuinty, les électeurs de la circonscription pourraient passer à l'histoire en élisant un premier député progressiste-conservateur en près de 30 ans.

Un sondage rendu public il y a quelques jours par la firme Forum Research laisse présager, pour une première fois en trois décennies, l'élection du Parti PC de l'Ontario dans ce qui fut longtemps considéré comme un fief libéral.

Comme c'est le cas dans quatre autres circonscriptions de la province, les 90 000 électeurs d'Ottawa-Sud sont appelés aux urnes, jeudi.

Outre Dalton McGuinty, quatre autres députés libéraux ont quitté la vie politique ces derniers mois.

Dans Ottawa-Sud, Matt Young pourrait damer le pion à John Fraser, qui fut pendant 14 ans attaché de direction du député sortant et ex-premier ministre.

Le sondage téléphonique mené auprès de 590 répondants le 24 juillet donnait une confortable avance de 14 points au Parti PC, M. Young, âgé de 34 ans et se débrouillant plutôt bien en français, obtenant la faveur de 48 % des répondants, contre 34 % des votes pour M. Fraser.

La néo-démocrate Bronwyn Funiciello s'en tirait avec 12 % des intentions de vote, suivi du candidat du Parti vert, Taylor Howarth.

Le sondage téléphonique comportait une marge d'erreur de 4 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Érosion du vote libéral

Face à l'érosion du vote libéral, la première ministre Kathleen Wynne a lancé un appel à l'unité des électeurs progressistes, lors d'un passage à Ottawa, ce week-end.

Elle a enjoint les indécis et ceux qui comptent voter pour le NPD à donner leur appui à M. Fraser afin de « bloquer » les conservateurs.

Hier, c'était au tour du chef progressiste-conservateur de rendre une ultime visite à son candidat ottavien.

Tim Hudak a affirmé que sa formation semblait bénéficier d'un « élan important » à l'heure actuelle.

Le Parti PC mise beaucoup sur le mécontentement de la population, évoquant sans cesse le scandale de l'annulation des centrales au gaz, ou encore celui du service d'ambulance aérien Ornge.

« Est-ce qu'on veut réellement récompenser ce genre de comportement, ou veut-on réellement voter pour du changement », a demandé M. Hudak, au cours d'une séance de porte-à-porte.

Il a reconnu que même une victoire du PPC dans les cinq circonscriptions faisant l'objet de partielles ne changerait rien à la balance du pouvoir.

« Ce sera encore un gouvernement minoritaire (libéral), a-t-il dit. Mais jeudi, les gens d'Ottawa-Sud ont la chance de regarder tout ce gaspillage et de ce dire "l'Ontario peut faire bien mieux que ça." »

Un dur héritage

Alors que dans d'autres circonscriptions, le nom de Dalton McGuinty a été mis à l'index par le personnel de campagne libéral, John Fraser ne cherche pas à cacher, lui, les liens qui l'unissent au clan McGuinty.

Fortement impopulaire ailleurs en Ontario, Dalton McGuinty jouit toujours d'une certaine cote de popularité dans Ottawa-Sud. Dalton père et fils combinés, les McGuinty ont détenu Ottawa-Sud pendant 26 ans.

Le frère de l'ex-premier ministre, David, est quant à lui député fédéral de l'endroit.

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