Les enseignants débrayent, les médecins signent la paix

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Dalton McGuinty

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Le premier ministre Dalton McGuinty a accusé le syndicat des enseignants des écoles élémentaires publiques anglophones de l'Ontario d'avoir « mis fin à neuf années de paix syndicale à propos d'un désaccord concernant le salaire », hier, alors que des syndiqués de deux conseils scolaires sont descendus dans la rue pour protester contre la loi spéciale 115.

« Il est regrettable que des élèves perdent du temps d'apprentissage et il est malheureux que des familles soient obligées de recourir à des mesures alternatives », a déclaré M. McGuinty, pendant que manifestaient les enseignants de l'élémentaire de l'Avon-Maitland District School Board, dans le sud-ouest de la province, et de l'Ontario North-East District School Board, dans la région de Timmins.

La Fédération des enseignants de l'élémentaire de l'Ontario (FEEO) prévoit d'autres débrayages d'un jour, notamment dans les écoles élémentaires publiques anglophones d'Ottawa, demain.

« La loi 115 menace les valeurs démocratiques et les institutions comme l'enseignement public qui ont bâti l'Ontario. C'est malheureux que le premier ministre ait banalisé notre bataille la plus importante contre la loi 115 comme s'il s'agissait d'un simple désaccord concernant le salaire », a pesté Sam Hammond, président de la FEEO, dans un communiqué.

Le gouvernement libéral à Queen's Park cherche à geler les salaires et suspendre le droit de grève des enseignants pour deux ans. La loi 115 donne aux conseils scolaires et leurs enseignants jusqu'à la fin du mois pour ratifier de nouveaux contrats de travail respectant ces paramètres. Sinon, l'État leur imposera de nouveaux contrats.

Le clan McGuinty n'a toutefois pas l'intention d'utiliser à fond sa loi spéciale, bien qu'une clause lui permette de casser tout mouvement de grève mettant la sécurité des élèves en jeu.

Les médecins satisfaits

Par ailleurs, les médecins de l'Ontario ont approuvé à plus de 80 % une entente de principe intervenue après que le gouvernement eut fait marche arrière sur une réduction de certains honoraires versés par l'assurance-santé, le mois dernier. Les nouveaux contrats de travail de ces quelque 25 000 salariés de l'État prendront fin le 31 mars 2014.

« En travaillant ensemble et en faisant preuve d'imagination, nous avons réussi à trouver des solutions qui renforcent notre système de santé tout en respectant nos contraintes financières », a déclaré Deb Matthews, ministre de la Santé et des Soins de longue durée. « Nous avons établi un partenariat qui nous permettra de continuer à faire notre travail », a ajouté le Dr Doug Weir, président de l'Association médicale de l'Ontario.

fpdufault@ledroit.com

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