Tim Hudak veut réformer l'épargne-retraite

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«Trop souvent, nous avons vu (les administrateurs) des régimes d'épargne-retraite publics se retrouver en difficultés financières et se tourner vers les contribuables pour se faire renflouer. Nous ne pouvons plus nous permettre ces généreuses pensions qui ne reflètent plus la réalité de notre monde», a confié Tim?Hudak au Droit, hier.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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François-Pierre Dufault
Le Droit

Les progressistes-conservateurs de l'Ontario veulent réformer l'épargne-retraite, tant dans le secteur public que dans le secteur privé.

Les troupes de Tim Hudak proposent d'éliminer progressivement les régimes à prestations déterminées pour les employés de la fonction publique provinciale. Les nouveaux fonctionnaires souscriraient à des régimes à cotisations déterminées, assumant ainsi tous les risques liés à la fluctuation du rendement de leur caisse de retraite.

«Trop souvent, nous avons vu (les administrateurs) des régimes d'épargne-retraite publics se retrouver en difficultés financières et se tourner vers les contribuables pour se faire renflouer. Nous ne pouvons plus nous permettre ces généreuses pensions qui ne reflètent plus la réalité de notre monde», a confié M.?Hudak au Droit, hier.

Les fonctionnaires provinciaux qui souscrivent déjà à un régime d'épargne-retraite à prestations déterminées pourraient continuer de le faire. Mais plus un seul denier public ne servirait à renflouer leur caisse, en cas de déficit actuariel. «Ils vont devoir trouver un moyen de combler eux-même la différence», a prévenu le chef progressiste-conservateur, en marge d'une visite du Pythian Group, une firme de gestion à distance de bases de données, à Ottawa.

L'opposition officielle à Queen's Park souhaite du même coup ouvrir la porte aux Régimes de pension agréés collectifs (RPAC) pour les employés du secteur privé.

«L'épargne-retraite est un des plus grands défis auxquels nous faisons face, en Ontario, de nos jours. Plus de 75% des gens qui travaillent dans le secteur privé n'ont pas de régime de retraite collectif. Avec les RPAC, nous voulons qu'ils puissent compter sur un revenu acceptable lorsqu'ils prendront leur retraite. C'est peu dispendieux. C'est facile à faire», a insisté M.?Hudak.

Les RPAC sont balisés par une loi fédérale depuis juin. Les employés des entreprises privées peuvent s'en prévaloir, avec ou sans la participation de leur employeur. Ils peuvent continuer à y souscrire même s'ils changent d'emploi. Les risques sont assumés par des administrateurs tiers du secteur privé.

Plus de détails dans l'édition du Droit du 23 novembre 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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