Une lutte examinée 100 ans plus tard

L'adoption du Règlement XVII par le gouvernement conservateur...

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L'adoption du Règlement XVII par le gouvernement conservateur de l'Ontario a provoqué maintes manifestations des Franco-Ontariens pour tenter de renverser la décision d'interdire l'enseignement du français et son usage au primaire.

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Adopté il y a 100 ans par la province, l'infâme Règlement XVII interdisant l'enseignement du français aura été à l'Ontario français ce que la Déportation fut pour les Acadiens. L'élément déclencheur d'une prise de conscience collective.

L'Université d'Ottawa est l'hôte aujourd'hui et demain d'un important colloque portant sur «le siècle du Règlement XVII», un événement qui se veut accessible au grand public. Jusqu'à demain, une centaine de personnes est attendue au pavillon Tabaret. Le Règlement sera examiné sous toutes ses coutures. Politiques, légales et sociétales, bien sûr, mais également identitaires et culturelles.

En juin 1912, le gouvernement conservateur de James Whitney adoptait cette mesure qui interdisait l'enseignement du français et son usage après les deux premières années du primaire. Une mobilisation sans précédent s'organise alors.

«C'est un peu l'an zéro, pour la communauté franco-ontarienne», résume le dramaturge Joël Beddows.

«Ce fut la bougie d'allumage à une prise de conscience, ajoute quant à lui le politologue François Charbonneau. Les effets ont été innombrables. Toute une génération de personnes a été privée d'enseignement en français. Et ça a contribué à mobiliser toute une communauté.»

Interdit aussi avant 1912

Ce que plusieurs ignorent c'est qu'avant 1912, l'enseignement du français était déjà interdit. On le permettait seulement jusqu'à ce que les enfants soient assez bilingues pour être éduqués en anglais.

«Pour contourner le problème, les familles n'enseignaient pas l'anglais aux enfants. Le Règlement XVII est venu fermer l'échappatoire», explique M.?Charbonneau.

LeDroit voit le jour en 1913. Sa devise: «l'avenir est à ceux qui luttent». Sa toute première «Une» sera consacrée à la lutte des Franco-Ontariens pour leurs écoles. Le Devoir accordera également une place importante au conflit scolaire des «Canadiens français d'Ontario» dans ses pages.

Plus de détails dans l'édition du Droit du 16 novembre 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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