À l'aube des vacances, Phénix connaît toujours des ratés

Comme ce fût le cas à Ottawa au... (Martin Roy, Archives Le Droit)

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Comme ce fût le cas à Ottawa au cours des derniers mois, des fonctionnaires fédéraux ont manifesté à Montréal, mercredi, pour exprimer leur mécontentement face aux ratés du système de paye Phénix.

Martin Roy, Archives Le Droit

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Stéphanie Marin
La Presse Canadienne
Montréal

Alors que le système de paie Phénix continue de connaître des ratés, des fonctionnaires fédéraux sont à bout, devant même dire adieu à leurs projets de vacances.

Quelques dizaines d'entre eux ont manifesté à Montréal mercredi devant le Complexe Guy-Favreau, qui loge quelques ministères du gouvernement fédéral, et aussi devant un édifice de l'Agence du Revenu du Canada.

Ces manifestations éclair ont été organisées par leur syndicat, l'Alliance de la fonction publique du Canada, en cette semaine nationale de la fonction publique. Si, d'habitude, cette semaine sert au gouvernement à remercier ses employés pour leur travail, ceux-ci veulent plutôt dénoncer le manque de respect dont ils estiment faire l'objet.

Depuis le début de 2016, les problèmes du système de paie s'accumulent. Au pire moment, 80 000 employés recevaient des paies erronées, souligne un porte-parole de l'Alliance, Patrick Leblanc.

Caroline Allard n'a pas eu une paie exacte en un an. La femme, qui est agente à l'examen des cas à la Commission des libérations conditionnelles, calcule qu'il lui manque au total 3500 $. Sur sa paie la plus maigre, il lui manquait 400 $. Un mois où il a été difficile de payer son loyer, dit-elle. Et pour les vacances d'été, elle ne peut se le permettre. Son conjoint devra payer, confie-t-elle. Les vacances d'hiver ont été compromises, ajoute-t-elle, et sa carte de crédit se remplit.

Pour Souad Elhaous, recevoir une paie ressemble à la loterie: une est de 300 $, la suivante de 52$ et au pire, 6$.

Depuis avril 2016, la femme, qui travaille comme adjointe administrative à Service correctionnel Canada, dit qu'elle ne sait jamais combien elle va être payée.

Pour les vacances d'été, elle n'est pas en mesure de faire son voyage habituel pour aller voir sa mère au Maroc, entre autres inconvénients et stress financier. Ce sera donc le strict minimum, avance-t-elle.




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