De mal en pis pour le système Phénix

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La sous-ministre des Services publics et de l'Approvisionnement, Marie Lemay.

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Paul Gaboury
Le Droit

Le nombre de transactions de paye non traitées par le système Phénix atteint désormais un sommet de 345 000, un chiffre qui risque encore de gonfler au cours des prochains mois, alors que le gouvernement fédéral se prépare à intégrer les nouvelles conventions collectives et à payer la rétroactivité de plus de 100 000 fonctionnaires fédéraux.

Les autorités fédérales ont confirmé vendredi une augmentation du nombre de « mouvements de paye » non traités, une situation créée par l'ajout de personnel étudiant pour l'été et l'entrée en vigueur des nouvelles conventions collectives touchant jusqu'à maintenant 24 000 fonctionnaires fédéraux. 

« Nous avons normalement environ 80 000 mouvements de paye dans le système, tous les mois, si bien qu'on peut dire qu'avec les 345 000 transactions, il y en a 265 000 qui sont de trop », a expliqué la sous-ministre de Services publics et de l'Approvisionnement, Marie Lemay, ajoutant miser sur de nouvelles ressources « pour revenir à notre état de stabilité ».

Les chiffres avancés n'incluent pas tous les autres employés fédéraux qui ont paraphé de nouvelles ententes, ces derniers mois, et qui s'attendent à recevoir leur rétroactivité dans les 150 jours, dont les 100 000 syndiqués de l'Alliance de la fonction publique du Canada et plusieurs dizaines de milliers d'employés affiliés à d'autres syndicats fédéraux.

La semaine dernière, le gouvernement a annoncé 142 millions $ supplémentaires pour régler les problèmes de Phénix. Cette somme servira notamment à l'ajout de 90 postes à Miramichi, et 140 autres dans les bureaux de Matane et Shédiac, qui viendront appuyer les efforts pour intégrer les transactions liées aux nouvelles conventions collectives.

« Le gouvernement a échoué »

Pour l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), cette nouvelle mise à jour « montre clairement que le gouvernement a échoué » quant à « l'anticipation totalement prévisible des ajustements salariaux » liés à une nouvelle convention collective.

« Le gouvernement a projeté l'implantation des augmentations et paiements rétroactifs des nouvelles conventions collectives et l'atteinte de l'état de stabilité sur des objectifs toujours hypothétiques d'embauche de nouvelles ressources humaines et d'employés remerciés de leur services lors du la consolidation vers Miramichi », a dénoncé le vice-président de l'IPFPC, Stéphane Aubry.

« Le gouvernement aurait dû anticiper depuis plusieurs mois le défi que cela représentait. Les mouvements de paye suite à l'implantation des nouvelles conventions collectives ne feront que croître dans les mois à venir. »




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