Michael Wernick: prévoir l'imprévisible

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Le greffier du Conseil privé, Michael Wernick

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Paul Gaboury
Le Droit

De son bureau de l'édifice Langevin, à un jet de pierre du parlement, Michael Wernick a le défi de préparer 260 000 fonctionnaires fédéraux à faire face à toutes les situations, à tout moment, sur le terrain ou dans l'analyse pour évaluer les risques, établir des stratégies et pour éviter le pire, la prochaine fois. L'un de ses mandats à titre de greffier du Conseil privé, c'est de prévoir l'imprévisible.

Des chocs de la nature comme les inondations, en passant par les cyberattaques planétaires et le fiasco du système de paie Phénix, la fonction publique fédérale fait face tous les jours à des urgences et des défis majeurs qui affectent la vie des gens dans un contexte où il faut s'adapter très rapidement.

« C'est normal que nous entendions parler plus souvent de nos problèmes. Les journalistes font leur travail. Il faut en parler pour apprendre et en tirer des leçons. Nous gérons avec des fonds publics, il faut donc le faire en toute transparence », a expliqué Michael Wernick, en entrevue avec Le Droit.

« Ces chocs de la nature nous arrivent de façon surprise. Un des rôles primordiaux du gouvernement, c'est de nous garder saufs et sécures. C'est un des rôles les plus importants de la fonction publique », souligne M. Wernick. 

Après les déboires liés au système de traitement de la paie Phénix, il reconnaît que de nombreux fonctionnaires ont vécu des moments difficiles avec les inondations qui ont presque éclipsé le récent dépôt de son rapport annuel au premier ministre, dans lequel on retrouve le meilleur, mais aussi le pire de la fonction publique.

Phénix et l'inacceptable

M. Wernick parle de plusieurs belles réussites où les fonctionnaires fédéraux se sont illustrés dans des projets innovateurs et prometteurs. C'est notamment le cas des travaux réalisés sur les immeubles de la colline parlementaire qui respectent « budget et échéancier », pilotés par le ministère des Services publics et Approvisionnement, le même qui est aussi pointé du doigt pour le fiasco Phénix. 

« Avec Phénix, ce qui s'est passé n'est pas acceptable, dit-il. Avec le recul, les défis techniques, à l'instar des ressources et de l'expertise nécessaires, ont été sous-estimés. (...) Le premier ministre a créé un comité de ministres. Beaucoup de gens continuent à consacrer beaucoup d'énergie à régler le système, incluant les syndicats. Nous espérons avoir des annonces à faire dans les semaines à venir. »

Tout cela fait partie de la réflexion que le gouvernement doit avoir sur sa façon d'offrir ses services. « Depuis 30 ans, les gouvernements ont eu tendance à moins investir dans les services internes. Parce que c'est un coût administratif, on veut moins dépenser. Mais on essaie de corriger la situation. »

Il n'est pas toujours facile pour la fonction publique de trouver des solutions qui peuvent s'adapter à tout le monde en même temps et à 300 organisations à la fois. 

« Il y a des choses que nous faisons très bien. Mais quand il y a un problème, il faut le corriger. »




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