Budget Morneau: les attentes des syndicats sont élevées

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Le ministre des Finances Bill Morneau a rencontré des élèves torontois en marge d'une cérémonie précédent la présentation de son budget.

La Presse canadienne

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Paul Gaboury
Le Droit

Tout en réitérant leur demande de créer une caisse de secours de 75 millions $ pour régler les problèmes urgents liés au système de paye Phénix, les syndicats du secteur public fédéral demandent à Ottawa de financer adéquatement les ministères et agences afin d'embaucher les effectifs dont ils ont besoin pour offrir des services de qualité.

De plus, à la veille du dépôt du budget fédéral, ces mêmes syndicats souhaitent que le gouvernement diminue sa dépendance à la sous-traitance afin de rétablir les services publics et l'expertise à l'interne, notamment dans le domaine des technologies de l'information.

« Pendant des années, la fonction publique fédérale a subi des compressions importantes. Les fonctionnaires sont particulièrement bien placés pour constater les dégâts », a indiqué Robyn Benson, présidente nationale de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC). 

Selon le vice-président exécutif de l'AFPC pour la région de la capitale nationale, Larry Rousseau, la priorité du gouvernement devrait être d'embaucher du personnel et de les maintenir en poste avec des emplois permanents afin de s'assurer qu'il y a les ressources et l'expertise nécessaires pour offrir les services à la population. 

« C'est beau d'avoir des gens qui répondent au 1-800. Mais il faut aussi du monde, de vraies personnes, pour offrir les services dont les gens ont besoin. Il faut plus d'emplois permanents, pas des emplois précaires. On embauche des gens pendant trois ans et on les laisse partir après au privé avec leur expertise. C'est une perte incroyable », soutient M. Rousseau.  

Les demandes de l'Institut professionnel 

En plus de réclamer lui aussi une caisse de secours de 75 millions $ pour Phénix, l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) réclame l'embauche de plus de 1500 scientifiques. De plus, on espère des investissements dans le perfectionnement professionnel et la réduction de la sous-traitance de services professionnels en ramenant leurs coûts au niveau de 2005-2006 d'ici 2019-2020, a fait savoir Debi Daviau, présidente de l'IPFPC. 

Les économies réalisées devraient être réinvesties dans la formation afin de renforcer la capacité interne du gouvernement dans ce secteur clé, estime l'Institut professionnel. Les obstacles internes qui favorisent le recours à la sous-traitance, tel que les gels d'embauche interne et les lourdes exigences en matière de dotation, devraient aussi être éliminés.




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