Phénix:  Les syndicats réclament un fonds de réserve de 75 M$

Le vice-président exécutif national de l'Alliance de la... (Adrian Wyld, La Presse canadienne)

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Le vice-président exécutif national de l'Alliance de la fonction publique du Canada, Chris Aylward, en compagnie de la présidente de l'Institut professionnel de la fonction publique, Devi Daviau, lors d'un point de presse sur la colline parlementaire à Ottawa.

Adrian Wyld, La Presse canadienne

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Paul Gaboury
Le Droit

Les trois principaux syndicats de la fonction publique ont souligné le premier anniversaire du fiasco Phénix, jeudi, en réclamant la création d'un fonds de réserve de 75 millions $ dès le prochain budget, pour régler les problèmes du système de paye des employés fédéraux.

Les dirigeants de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) et de l'Association canadienne des employés professionnels (ACEP) en ont fait la demande commune, lors d'une conférence de presse sur la colline parlementaire à Ottawa. Ces fonds supplémentaires permettraient notamment l'embauche d'employés supplémentaires et assurerait la formation nécessaire dans les ministères et organismes fédéraux, afin de tenter de résoudre les situations problématiques liée à Phénix.

« Nos membres sont de plus en plus frustrés par la situation. Si les ministères n'ont pas les ressources adéquates, ils ne pourront jamais régler les problèmes. Les solutions sont de tous ordres, pas uniquement technologiques », a indiqué Chris Aylward, vice-président exécutif national de l'AFPC.

Le gouvernement a déjà indiqué qu'il a prévu 50 millions $ pour mettre sur pied des bureaux satellites, où quelque 350 employés ont été embauchés jusqu'à maintenant. La somme viendrait s'ajouter à ces investissements.

« De toute évidence, Phénix n'a pas généré l'efficacité des économies prévues à l'origine. Injecter plus de fonds pour corriger les ratés du système, c'est bien la moindre des choses après un an d'embûches », a indiqué la présidente de l'Institut professionnel, Devi Daviau.

Le président intérimaire de l'ACEP, André Picotte, estime que les employés ont fait preuve d'une patience remarquable jusqu'à maintenant, malgré les problèmes créés par Phénix. Et les cas qui s'ajoutent laissent croire que la situation se dégrade.

« Il y a encore des cas qui s'ajoutent, dit-il. La situation se détériore quand on regarde les plaintes de nos membres. Ils vivent un stress important. Ils ont un travail à faire, une famille, et plusieurs n'ont pas l'argent qui leur est dû pendant des semaines. Cela influence la qualité de leur travail. »

Par ailleurs, les dirigeants syndicaux se sont déclarés « très sceptiques » face à la déclaration de la sous-ministre des Services gouvernementaux et de l'Approvisionnement, Marie Lemay, à l'effet qu'un réel état de stabilité serait atteint au Centre de paye de Miramichi à la fin de l'été.

La ministre réagit

La ministre des Services publics et de l'Approvisionnement, Judy Foote, qui est responsable de Phénix, a fait savoir qu'elle avait pris acte des demandes des leaders syndicaux.

« Alors que nous nous attardons à veiller à ce que le système satisfasse aux normes que les employés méritent, des investissements supplémentaires sont actuellement évalués afin de nous assurer que les employés disposent du soutien et des services continus qui devraient faire partie intégrante de tout système de paye moderne bien conçu », a indiqué dans un courriel Annie Trépanier, directrice des communications de la ministre Foote.




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