Une première bougie pour Phénix

Pour souligner le premier anniversaire du fiasco Phénix, les trois principaux... (123RF)

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Paul Gaboury
Le Droit

Pour souligner le premier anniversaire du fiasco Phénix, les trois principaux syndicats du secteur public ont réclamé jeudi la création d'un fonds de réserve de 75 millions $ dans le prochain budget pour régler les problèmes du système de paye des employés fédéraux.

Ces fonds supplémentaires permettraient de combler les besoins pressants pour l'embauche d'employés supplémentaires et de formation dans les ministères et organismes afin de tenter de résoudre les situations problématiques liées à Phénix.

Les dirigeants de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) et de l'Association canadienne des employés professionnels (ACEP) ont fait la demande commune lors d'une conférence de presse sur la Colline parlementaire.

« Nos membres sont de plus en plus frustrés par la situation. Si les ministères n'ont pas les ressources adéquates, ils ne pourront jamais régler les problèmes. Les solutions sont de tous ordres, pas uniquement technologiques » a indiqué Chris Aylward, vice-président exécutif national de l'AFPC.

Le gouvernement a déjà indiqué qu'il avait déjà prévu 50 millions $ pour mettre sur pied des bureaux satellites. La somme viendrait s'ajouter à ces investissements. Les syndicats n'ont pas indiqué combien d'employés seraient nécessaires, mais indiqué qu'il faut ajouter du personnel supplémentaire aux 350 employés embauchés jusqu'à maintenant dans les différents bureaux satellites.

« De toute évidence, Phénix n'a pas généré l'efficacité des économies prévues à l'origine. Injecter plus de fonds pour corriger les ratés du système, c'est bien la moindre des choses après un an d'embûches avec ce système » a indiqué pour sa part Devi Daviau, présidente de l'Institut professionnel.

La situation se détériore

Le président intérimaire de l'ACEP, André Picotte, a pour sa part ajouté que les employés avaient fait preuve d'une patience remarquable jusqu'à maintenant malgré les problèmes créés par Phénix. Et les cas qui s'ajoutent laissent croire que la situation se dégrade.

« Il y a encore des cas qui s'ajoutent. La situation se détériore quand on regarde les plaintes de nos membres. Ils vivent un stress important. Ils ont un travail à faire, une famille, et plusieurs n'ont pas l'argent qui leur est dû pendant des semaines. Cela influence la qualité de leur travail » a souligné M. Picotte.

Les dirigeants syndicaux se sont déclarés par ailleurs « très sceptiques » face à la déclaration de la sous-ministre Marie Lemay à l'effet que l'état de stable serait atteint au Centre de paye de Miramichi à la fin de l'été 2017.

La ministre Foote réagit

« Nous savons que les syndicats ont demandé des fonds supplémentaires totalisant 75 M$. Alors que nous nous attardons à veiller à ce que le système satisfasse aux normes que les employés méritent, des investissements supplémentaires sont actuellement évalués afin de nous assurer que les employés disposent du soutien et des services continus qui devraient faire partie intégrante de tout système de paye moderne bien conçu » a indiqué dans un courriel Annie Trépanier, directrice des communications la ministre Judy Foote, des Services publics et de l'Approvisionnement, responsable de Phénix.




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