Blâme sévère contre des cadres supérieurs de l'ACIA

Deux cadres supérieurs de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA)... (123RF)

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Paul Gaboury
Le Droit

Deux cadres supérieurs de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) sont sévèrement blâmés pour avoir omis de prendre les mesures nécessaires relativement à trois plaintes de harcèlement déposées contre un autre cadre supérieur.

La conduite de l'ancien président de l'ACIA, Bruce Archibald, et celle du vice-président des ressources humaines d'alors, Gérard Étienne, constituent des cas graves de mauvaise gestion, car ils n'ont pas pris les mesures nécessaires pour traiter de façon équitable et exhaustive trois plaintes sérieuses de harcèlement déposées contre un cadre supérieur, conclut le commissaire à l'intégrité du secteur public, Joe Friday, dans un rapport déposé au Parlement jeudi.

Je conclus que MM. Archibald et Étienne ont délibérément contourné le processus du traitement des plaintes de harcèlement de l'ACIA. Ils ont entravé le processus d'examen en faisant intervenir à tort le cadre supérieur pendant la période initiale d'analyse des plaintes de harcèlement et ont par la suite décidé de ne pas mener d'enquête à l'égard des plaintes, dans moins de trois jours, et en l'absence de toute analyse écrite, bien que ces plaintes aient fait état d'allégations sérieuses de harcèlement et de comportement abusif. »

En février 2015, des plaintes avaient été déposées par trois employés contre un cadre, dont l'identité n'est pas révélée dans le rapport. M. Archibald a pris sa retraite pendant l'enquête, alors que M. Étienne a été promu vice-président des Opérations à l'ACIA au printemps 2015.

« Les événements, de même que l'absence de motifs justifiant par écrit la décision de ne pas enquêter sur les trois plaintes de harcèlement sérieuses déposées contre le cadre supérieur, me portent à croire que l'issue était prédéterminée, soit que la haute direction a fait preuve d'une grave insouciance lorsqu'elle a donné suite à ces plaintes », écrit le commissaire. 

L'enquête, qui a débuté le 16 mars 2016, s'appuie notamment sur des courriels et les témoignages de 33 personnes.

En réponse à ce rapport, l'ACIA a remis à une tierce partie indépendante le soin d'enquêter sur les plaintes de harcèlement et a rendu obligatoire, pour tous les employés, une formation de sensibilisation à la prévention du harcèlement. 

« Tous les employés, peu importe leur niveau et fonction dans une organisation, doivent être traités avec respect », a rappelé le commissaire Friday, qui a indiqué en entrevue qu'il s'agissait selon lui d'un « cas isolé » qui ne mettait pas en cause la politique, mais plutôt la manière dont elle a été appliquée par les cadres. 

C'est le deuxième rapport déposé par la commissaire Friday en deux semaines sur des cas d'actes répréhensibles impliquant des cadres supérieurs de la fonction publique. Un ancien dirigeant de l'Agence de santé publique du Canada a été blâmé pour son comportement colérique et insultant envers le personnel. Le nom du gestionnaire, qui a depuis été muté dans un autre ministère fédéral, n'avait pas été révélé.




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