Brison envisage le recours obligatoire au Bureau de la traduction

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Scott Brison et son équipe n'ont pas avancé d'échéancier dans ce dossier.

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Paul Gaboury
Le Droit

Le président du Conseil du Trésor, Scott Brison, veut prendre le temps d'analyser « sérieusement » la demande de sa collègue Judy Foote avant de décider s'il imposera à l'ensemble des ministères fédéraux d'avoir recours au Bureau de traduction (BT).

Ce dernier est déjà responsable de 80 % du volume de traduction du gouvernement fédéral. Il a recours à ses propres traducteurs, de même qu'à des services externes pour accomplir cette tâche.

Le reste du volume est donné à contrat directement par les ministères à des entreprises externes. C'est cette portion qui est visée par la demande de la ministre des Services publics et de l'Approvisionnement.

« Il serait prématuré d'établir un échéancier ou de spéculer sur ce qui en découlera », a indiqué dans un courriel Jean-Luc Ferland, attaché de presse du ministre Brison. « Après dix ans de négligence du gouvernement conservateur à l'endroit des langues officielles, a-t-il poursuivi, notre gouvernement tient à ce que les services fédéraux soient offerts en parfaite conformité avec nos obligations en matière de langues officielles. »

La demande de la ministre Foote survient au moment où le ministre Brison et sa collègue du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, ont annoncé une révision du règlement sur la prestation des services aux communautés linguistiques en situation minoritaire, ce qui devrait inclure les services de traduction.

« Déjà, nous avons entamé une révision complète du Règlement qui régit la prestation des services pour s'assurer que les collectivités francophones et anglophones minoritaires sont bien servies, et nous avons annoncé un moratoire voulant que tous les bureaux devant perdre leur statut bilingue le préservent jusqu'à ce qu'un nouveau règlement amélioré et modernisé soit en place », rappelle M. Ferland. Ce moratoire a eu pour effet que 257 bureaux d'institutions fédérales comme Service Canada, Postes Canada ou la Gendarmerie royale du Canada, qui auraient pu voir leur statut modifié en 2016, continueront d'offrir des services en français et en anglais.




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