Agence des services frontaliers: la médiation n'a pas permis d'entente

L'Agence des services frontaliers du Canada demande qu'elle... (Archives, La Presse)

Agrandir

L'Agence des services frontaliers du Canada demande qu'elle soit traitée tous leurs collègues des forces de l'ordre

Archives, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Paul Gaboury
Le Droit

Les pourparlers sont rompus dans les négociations pour le renouvellement du contrat de travail des 8000 employés de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).

Plus de deux ans après la fin de leur contrat de travail, les négociations qui s'étaient poursuivies en présence d'un médiateur pendant trois jours, au début février, n'ont pas permis à l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) et au gouvernement d'en arriver à une entente.

Dans le cadre de cette ronde, le Syndicat des Douanes et de l'Immigration de l'AFPC réclame des salaires et des conditions de travail dont bénéficient d'autres agents d'exécution de la loi, comme à la Gendarmerie royale du Canada.

La présidente de l'AFPC, Robyn Benson, a rappelé que les agents de l'ASFC empêchent les drogues et les armes à feu d'entrer au pays, retrouvent des enfants kidnappés et luttent contre la traite des personnes.

« Ils doivent donc être traités avec le même respect que leurs confrères d'autres forces de l'ordre, dont la GRC avec qui ils travaillent quotidiennement », a rappelé la présidente Benson.

Devant le refus du gouvernement, l'AFPC a conclu qu'il y avait impasse et a demandé la mise sur pied d'une commission de l'intérêt public, autre étape prévue dans le cadre du processus de négociation.

Entente de principe

Par ailleurs, l'AFPC a conclu une entente de principe pour les 11 000 membres du groupe des Services de l'exploitation (SV), dont le contrat de travail a expiré en juin 2014. Ces employés fédéraux sont chargés de l'exploitation des immeubles et des services fédéraux et travaillent notamment comme pompiers, gens de métier, magasiniers, cuisiniers, personnel de services hospitaliers et au sein des équipages de navire. 

L'entente prévoit des hausses de salaire comparables aux autres groupes d'employés fédéraux, soit 1,25 % par année pour un contrat de quatre ans, et des rajustements salariaux en fonction du marché variant entre 0,5 et 15 %, en plus d'une bonification de certaines indemnités. 

Le syndicat s'est quand même dit déçu que le gouvernement ait refusé de combler l'écart salarial de certains groupes d'employés, ce qui compliquerait l'embauche et le maintien des effectifs, alors qu'on assiste notamment à un exode des pompiers fédéraux vers les municipalités où les salaires sont plus élevés. De plus, l'AFPC souligne que le gouvernement refuse toujours de financer adéquatement les programmes d'apprentis et de formation pour pallier ces pénuries de personnel.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer