Un premier ombudsman en santé mentale

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André Latreille est le premier ombudsman de la santé mentale de la fonction publique fédérale.

Courtoisie

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Paul Gaboury
Le Droit

Le ministère des Services publics et de l'Approvisionnement (SPA) vient de nommer le tout premier ombudsman de la santé mentale de la fonction publique fédérale.

Dès lundi, André Latreille commencera son nouveau rôle visant à faire des recommandations face aux enjeux liés à la santé mentale.

« Mon  poste a été créé dans la foulée des nombreuse initiatives mises en oeuvre au cours des derniers mois sur la santé mentale », a fait valoir celui qui a occupé diverses fonction en ressources humaines au sein du SPA, un ministère qui compte 13 000 employés dont 9000 travaillent dans la région de la capitale nationale.

« Priorité absolue »

Dans son 23e rapport, le Greffier du Conseil privé avait recommandé d'accorder une « priorité absolue » aux enjeux de santé mentale. Les statistiques démontrent qu'en 2015, près de la moitié de toutes les demandes en assurance-invalidité approuvées dans la fonction publique fédérale étaient liées à des problèmes de santé mentale, incluant la dépression, la névrose, les troubles affectifs et comportementaux.

En 2015, le gouvernement avait signé une entente pour la création d'un groupe de travail patronal-syndical visant la mise en oeuvre de la Norme nationale sur la santé et sécurité psychologique en milieu de travail. Depuis, le comité a produit deux rapports dans lesquels diverses recommandations ont été faites pour inciter les ministères à mettre en place des mesures pour s'attaquer aux défis de la santé mentale. Le ministère SPA a déjà mis en place des changements structurels. Tel que le recommandait le comité mixte, deux co-champions en santé mentale, un gestionnaire et un représentant syndical, ont aussi été identifiés au sein du ministère.

« Les problèmes de santé mentale ne sont pas plus importants au sein de SPAC que d'autres organisations, mais la nomination d'un ombudsman vise à s'assurer que les employés sont dirigés vers les bons services », explique M. Latreille.

Question de crédibilité

Le nouvel ombudsman Latreille insiste pour dire que son poste est « impartial et indépendant », et qu'il suivra les « règles d'or » sur la confidentialité des informations recueillies pour assurer la crédibilité de son poste. C'est ce qui explique notamment que son rôle ne fait pas partie de la direction des ressources humaines du ministère. 

« Mon rôle vise à faire des recommandations, à proposer des idées à la sous-ministre Marie Lemay afin que les améliorations nécessaires soient faites », souligne M. Latreille. 

M. Latreille compte amorcer rapidement une tournée des régions afin de mener une consultation auprès des employés et des syndicats afin d'avoir une vue d'ensemble et mieux identifier les problèmes. Il entend aussi consulter des organisations externes pour s'assurer de mettre en place les meilleures pratiques possible.

Pour l'instant, il est difficile à dire si d'autres ministères suivront l'exemple de SPA en nommant aussi un ombudsman dédié à la santé mentale.

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