Phénix: Ottawa ne sait pas quand tout sera réglé

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« Plusieurs dossiers sont très complexes et remontent à plusieurs années », a expliqué Marie Lemay, sous-ministre de Services publics et Approvisionnement.

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Paul Gaboury
Le Droit

Malgré les efforts et les ressources supplémentaires de plus de 50 millions $ consentis pour désengorger le système Phénix qui traite la paie des employés de la fonction publique, le gouvernement fédéral ne sait toujours pas quand les 8000 cas encore en retard pourront être définitivement réglés.

Ceux-ci ont été confrontés à des problèmes relatifs à leur paie, certains ayant été trop ou pas assez rémunérés, d'autres n'ayant pas été payés du tout. Environ 5000 des 8000 cas toujours problématiques ont été partiellement résolus, mais pas entièrement, a affirmé la sous-ministre de Services publics et Approvisionnement Canada, Marie Lemay, en conférence de presse mercredi.

« Notre objectif n'était pas de régler tous les cas en arriéré, et de reprendre le retard représentant deux mois et demi que nous avons accumulé depuis l'été dernier. Nous voulions surtout nous concentrer sur les cas urgents et la préparation des T-4 en prévision de la période des impôts », a expliqué Marie Lemay. Bon nombre des dossiers qui restent à être résolus sont « compliqués », a-t-elle fait valoir, précisant que certains cas demandent une journée entière d'attention et parfois plus, en moyenne, pour être solutionnés.

Ainsi, deux mois et demi supplémentaires seraient nécessaires pour tourner la page sur les ratés de Phénix 

« En décembre, nous atteignions notre norme de service dans 20 à 30 % des cas. En février, nous devrions voir une progression. Mais je ne suis pas en mesure de donner de date où nous aurons atteint l'état stable », a indiqué la sous-ministre Lemay.

À la suite d'une ordonnance de la Cour fédérale, le gouvernement et les syndicats ont convenu de travailler ensemble au sein d'un comité consultatif patronal-syndical pour régler les problèmes de Phénix. La présidente de l'Institut professionnel de la fonction publique, Debi Daviau, discutera des problèmes persistants de Phénix, jeudi, lors d'une conférence de presse qu'elle a convoquée sur la Colline parlementaire.

De toute évidence, les 50 millions $ déjà prévus en 2016-2017 ne suffiront pas à régler Phénix puisque le gouvernement s'est déjà engagé à maintenir aussi longtemps qu'il le faudra les bureaux satellites en appui au Centre de Miramichi. 

Environ 40 agents de rémunération en formation depuis un an pourront dès janvier commencer à travailler à Miramichi, alors que 90 autres stagiaires commenceront bientôt leur formation.

Enquête

Une enquête sur les causes ayant mené au fiasco Phénix sera effectuée prochainement par le Conseil du Trésor, a indiqué la sous-ministre Lemay. Plus tard cet automne, le vérificateur général du Canada, Michael Ferguson, doit aussi faire connaître les conclusions de son enquête sur Phénix.

Mais il est peu probable qu'une seule personne soit tenue responsable des déboires survenus avec le système de paie Phénix, a déjà indiqué Mme Lemay.

Au chapitre des « bonnes nouvelles » liées à Phénix, la sous-ministre Lemay a indiqué que le versement de la rétroactivité fait aux employés de l'Agence du revenu du Canada, mercredi, s'est déroulé sans problème. 

C'était la première fois qu'une paie de rétroactivité était versée avec Phénix, des filets avaient mis en place pour éviter des ratés du système.

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