Bilan de l'année 2016

Un personnage: Scott Brison (Archives, Le Droit)

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Paul Gaboury
Le Droit

Un personnage: Scott Brison

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Le président du Conseil du Trésor, Scott Brison

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Après dix années de régime conservateur marquées par les compressions et les abolitions de postes, le président du Conseil du Trésor, Scott Brison, a promis de traiter les fonctionnaires fédéraux avec plus de respect.

Dès le début, le ministre Brison a montré des signes en faveur du changement en établissant des liens plus respectueux avec les différents syndicats. Le gouvernement a aboli des projets de loi anti-syndicaux, incluant les mesures qui lui auraient permis d'imposer unilatéralement un nouveau régime de congés de maladie.

Si le discours a pu sembler rassurant pour la fonction publique, les gestes concrets n'ont pas nécessairement suivi lors des négociations avec les syndicats, qui ont reproché au ministre Brison de reprendre les principales offres faites par le gouvernement précédent.

Signe de temps nouveaux, le ministre Brison a été le premier président du Conseil du Trésor à prononcer un discours à l'assemblée générale annuelle de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada, où étaient présents près de 400 syndiqués. Le ministre Brison a finalement confirmé qu'il avait donné un nouveau mandat à ses négociateurs, ce qui aura permis la signature d'ententes de principe.

Un lieu: le Bureau de la traduction

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123RF

Le Bureau de la traduction a occupé l'avant-scène plus souvent qu'à son tour. Le tollé soulevé par l'outil de traduction automatique - renommé outil de compréhension linguistique - dans la fonction publique fédérale a pris une telle ampleur que le comité des langues officielles a entrepris une étude sur le BT.

Après avoir entendu plus d'une trentaine de témoins, incluant des experts et des universitaires, le comité a déposé en juin un rapport unanime dans lequel les députés de tous les partis recommandaient de nombreux changements touchant le Bureau.

La ministre des Services publics et de l'Approvisionnement, Judy Foote, a toutefois opté pour le statu quo, ce qui a surpris plusieurs observateurs.

La «non-réponse» du gouvernement libéral a été ressentie comme un «coup de massue» par le syndicat représentant les traducteurs qui s'attendait à des changements. «Sorry, the number you have dialled is not in service», avait réagi l'Association canadienne des employés professionnels.

Un mot: Phénix

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Le Centre des services de payes de la fonction publique, à Miramichi.

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Pour tous les fonctionnaires fédéraux, le mot Phénix est devenu synonyme de cauchemar.

Tout au long de l'année 2016, les fonctionnaires ont été sur le qui-vive à la suite de l'implantation du nouveau système de paye pensé sous l'ancien gouvernement conservateur, mais dont l'implantation s'est concrétisée sous les libéraux.

Les syndicats avaient averti les autorités fédérales des nombreux problèmes du système lors de la première phase d'implantation, en février, et demandé qu'on mette un frein à la deuxième phase prévue en avril.

Le gouvernement a procédé tout de même. Résultat: Phénix est devenu un «fiasco» difficile à contenir pour le gouvernement qui devra continuer en 2017 à réparer les pots cassés en 2016.

Jusqu'à maintenant, les autorités fédérales n'ont pas voulu pointer du doigt un responsable, reconnaissant néanmoins que la formation des employés a été inadéquate.

Il faudra attendre à l'automne avant que le vérificateur général ne complète son enquête sur les causes de ce fiasco.

Un chiffre: 82 000

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Le 14 décembre, il restait encore plus de 10 000 cas à régler.

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Plus de 82 000 fonctionnaires fédéraux se trouvaient sur la liste des cas en arriérés pour des problèmes de paye, avant le mois de juin.

Le ministère des Services publics et de l'Approvisionnement s'était donné jusqu'au 31 octobre pour tous les régler.

Pour y arriver, il a dû mettre en place des mesures de plus de 50 millions $, en embauchant des agents de rémunération supplémentaires et en créant des bureaux satellites dans plusieurs villes, en appui à l'équipe du bureau de paye du nouveau centre de traitement de Miramichi, au Nouveau-Brunswick.

Devant l'ampleur de la tâche, les autorités fédérales n'ont pu tenir leur promesse. Lors de la dernière mise à jour faite le 14 décembre, il restait encore plus de 10 000 cas à régler. Difficile de savoir à quel moment l'«état de stabilité» du système de paye sera atteint.

Une résolution: faire mieux

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Etienne Ranger, Archives Le Droit

Le gouvernement libéral s'est fait élire en promettant de traiter avec respect les fonctionnaires fédéraux.

Après une décennie de règne conservateur, de compressions et d'abolitions de postes, les employés s'attendaient à percevoir du changement.

Mais l'année 2016 aura été marquée par le fiasco Phénix. Pour une première année de régime libéral, ce n'était certainement pas à quoi les libéraux s'attendaient.




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