L'ACEP demande la conciliation

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Emmanuelle Tremblay est la présidente nationale de l'Association canadienne des employés professionnels.

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Paul Gaboury
Le Droit

Malgré les ententes de principe intervenues à différentes tables de négociations depuis la semaine dernière, certains groupes d'employés syndiqués du gouvernement fédéral ne parviennent pas à s'entendre en vue du renouvellement de leur contrat de travail. C'est le cas des 12 000 économistes, membres de l'Association canadienne des employés professionnels (ACEP).

Après une journée de négociations, l'équipe du groupe EC a décidé à l'unanimité de demander la conciliation exécutoire en présence d'une tierce partie, dans l'espoir de régler les enjeux encore en suspens.

Après les ententes de principe conclues à l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), à l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), de même qu'à la table du groupe des traducteurs de l'ACEP, l'équipe de négociations des économistes espéraient qu'elles donneraient le ton pour conclure une entente satisfaisante pour ses membres du groupe EC.

Mais l'ACEP soutient que le gouvernement a rejeté les priorités essentielles du groupe EC et a déposé des offres salariales «injustes et insuffisantes», inférieures au taux d'inflation et à ce qui a été offert à plusieurs autres groupes. De plus, les augmentations ne s'appliqueraient pas également à tous les membres.

«L'employeur a démontré un refus déraisonnable de négocier. Non seulement ils offrent des augmentations économiques inférieures, ils ne peuvent même pas justifier leur position salariale en s'appuyant sur des faits probants. De notre côté, nous leur avions déposé une analyse salariale détaillée. L'employeur a également refusé de considérer les autres priorités établies par nos membres», a indiqué la présidente nationale de l'ACEP, Emmanuelle Tremblay.

En vertu des nouvelles règles établies pour cette ronde, l'ACEP a indiqué qu'elle allait déposer une demande de conciliation exécutoire au début de 2017, en défendant les priorités identifiées par ses membres en janvier 2016. Ce n'est qu'à ce moment que le syndicat dévoilera les détails des éléments qui seront référés à la conciliation exécutoire. 

Offres présentées aux 750 traducteurs

Par ailleurs, l'équipe à la table du groupe TR comptant 750 traducteurs fédéraux a décidé de soumettre la dernière proposition au vote de ses membres, plutôt que de décréter l'impasse dans les négociations.

«Notre équipe de négociation estimait que l'employeur aurait pu bonifier son offre afin de reconnaître le travail exceptionnel de nos membres, particulièrement à la lumière des difficultés éprouvées par le Bureau de la traduction. Toutefois, devant le refus des négociateurs du Conseil du Trésor d'accepter les ultimes améliorations demandées par l'ACEP, nous avons convenu qu'il était souhaitable de soumettre l'offre aux membres afin que ces derniers décident démocratiquement de la suite des choses», a expliqué la présidente de l'ACEP.

L'offre est pour un contrat d'une durée de quatre ans, avec une hausse annuelle de 1,25 %, rétroactive au 19 avril 2014. De plus, toutes les échelles salariales seront bonifiées de 0,75 %, rétroactivement au 19 avril 2016. De plus, un autre ajustement d'échelle de 0,50 % sera appliqué le 19 avril 2017. L'offre inclut également un protocole d'entente pour le régime de congés de maladie des employés. Des séances d'information sont prévues au début de 2017 et les membres seront par la suite invités à voter sur la ratification ou pas de l'entente.

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