Crainte pour le Bureau de la traduction

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« J'espère que le gouvernement ne refilera pas au secteur privé les activités du Bureau de la traduction. Il serait décevant que le gouvernement choisisse cette voie, car cela pourrait saper la qualité de la traduction », a déclaré la sénatrice Rose-May Poirier.

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Paul Gaboury
Le Droit

Disant craindre que le plan du gouvernement fédéral pour embaucher des interprètes mènent à la privatisation du Bureau de la traduction et compromettre l'application de la Loi sur les langues officielles, un comité sénatorial vient de demander à la ministre des Services publics et de l'Approvisionnement (SPA) de suspendre le processus qui prévoit la mise en oeuvre du nouveau système prévue le 23 janvier 2017.

« Les membres du comité s'inquiètent de l'annonce du nouveau système de passation de marchés pour les services d'interprétation langagière, car celui-ci risque d'enfreindre les principes inscrits dans la Loi sur les langues officielles », écrivent les sénatrices Claudette Tardif et Rose-May Poirier, respectivement présidente et co-présidente du comité sénatorial des Langues officielles, dans une lettre transmise à la ministre des SPA, Judy Foote, responsable du Bureau de la traduction.

Les inquiétudes du comité sénatorial viennent s'ajouter à celles du comité de la Chambre des communes qui souhaite également entendre la ministre Foote, qui a rejeté en octobre dernier les recommandations contenues dans un rapport qui proposait des changements majeurs au Bureau de la traduction. 

La ministre Foote devrait comparaître devant le comité de la Chambre des communes au retour de la période des Fêtes.  

Au tour du comité du Sénat

À leur tour, les deux sénatrices invitent la ministre des SPA à examiner attentivement la demande d'offres à commande pour des services d'interprètes que son ministère souhaite lancer le 23 janvier, prochaine étape dans la recherche d'interprètes qui souhaitent travailler comme fournisseurs de services pour le gouvernement fédéral. Une invitation a été lancée à la ministre Foote pour qu'elle comparaisse le 6 février.

Le comité sénatorial souligne avoir été mis au courant que le gouvernement cherche à privatiser le Bureau de la traduction afin de réduire les coûts par les représentants de l'Association internationale des interprètes de conférence (AIIC), lors de leur comparution devant le comité à la fin novembre. L'AIIC-Canada compte plus de 200 membres au pays, dont 125 travaillent comme interprètes simultanés à Ottawa, Montréal et Toronto.

Ce n'est pas la première fois que l'AIIC dénonce publiquement cet appel d'offres que le ministère a déjà reporté à quelques reprises en 2016. Mais cette fois, le comité sénatorial a décidé d'intervenir.

« J'espère que le gouvernement ne refilera pas au secteur privé les activités du Bureau de la traduction. Il serait décevant que le gouvernement choisisse cette voie, car cela pourrait saper la qualité de la traduction », a fait valoir la sénatrice Poirier.




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