Le pacte est respecté, selon l'IPFPC

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La présidente de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada, Debi Daviau

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Paul Gaboury
Le Droit

L'entente sur le nouveau Programme de soutien du mieux-être au travail (PSMET) des employés fédéraux, qui prévoit neuf jours de congé de maladie payés par année, respecte tous les principes du pacte syndical visant à améliorer le régime de congés de maladie actuel, soutient Debi Daviau, la présidente de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC).

« Notre choix se limite à conserver le régime actuel ou à l'améliorer. Au bout du compte, si nous ne pouvons convenir des modifications à apporter à la table des négociations, le régime actuel demeurera en place », a souligné Mme Daviau à la suite des ententes de principe intervenues depuis la semaine dernière pour le renouvellement du contrat de travail de quatre groupes d'employés fédéraux.

Au début de cette ronde de négociations, les syndicats ont décidé de signer un pacte de solidarité pour les congés de maladie, un enjeu prioritaire de l'ancien gouvernement conservateur repris par le gouvernement libéral qui a finalement modifié sa position au cours des dernières semaines avec un nouveau mandat donné à ses équipes de négociations du Conseil du trésor.

« Notre entente respecte les principes convenus avec tous les agents négociateurs de la fonction publique fédérale », a assuré la présidente de l'Institut.

Le protocole d'entente avec l'IPFPC prévoit ainsi le remplacement de la totalité du salaire pendant 26 semaines, une période de qualification de trois jours précédant l'octroi de prestations d'invalidité de courte durée, neuf jours de congé de maladie entièrement rémunérés, le report de trois jours de congé de maladie inutilisés, l'exemption de la période d'attente des maladies chroniques ou épisodiques, la cessation de l'accumulation des crédits de congé de maladie actuels à la date de la mise en oeuvre du programme, et la possibilité d'utiliser les crédits de congé de maladie dépassant 26 semaines avant de toucher des prestations d'invalidité long terme. L'employeur devra assumer entièrement les coûts du programme.

L'entente avec l'Institut est intervenue juste avant que ne débute, lundi, la séance de médiation entre l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) et le Conseil du Trésor.  

L'AFPC a réitéré qu'elle restait ferme sur sa position concernant le régime des congés de maladie, indiquant qu'« il doit être intégré à la convention collective, prévoir le remplacement du salaire, préserver les congés de maladie accumulés et être administré à l'interne ».

« Nous sommes prêts à négocier une nouvelle convention, mais nous ne ferons aucune concession », a affirmé lundi Robyn Benson, la présidente nationale de l'AFPC.

Le droit de parole des scientifiques reconnu

Après en avoir livré une bataille ardue contre le musèlement des scientifiques imposé sous le gouvernement Harper, l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) vient de remporter une victoire importante en faisant reconnaître dans les conventions collectives le droit pour ses membres de parler librement de la science et de leurs recherches.

« C'est une très grande victoire non seulement pour les scientifiques fédéraux, mais aussi pour tous les Canadiens », a fait valoir la présidente de l'Institut, Debi Daviau.

Sous le règne du gouvernement conservateur, les scientifiques avaient été nombreux à dénoncer le fait qu'ils ne pouvaient parler publiquement de la moindre information concernant leurs recherches, en raison de politiques de communication trop restrictives. Un des membres de l'Institut professionnel, Tony Turner, avait d'ailleurs fait les manchettes en composant une chanson, appelée Harperman en signe de protestation, qui lui avait valu une suspension. Il avait décidé de prendre sa retraite pour pouvoir continuer à chanter son message de protestation.

L'IPFPC, un syndicat comptant 15 000 scientifiques sur 55 000 membres, avait d'ailleurs publié un rapport en 2013 dans lequel près de neuf scientifiques fédéraux sur dix estimaient ne pas pouvoir faire part de leurs préoccupations au public ou aux médias sans être censurés ou subir des représailles.

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