2400 postes seront éliminés à l'ARC

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La réorganisation vise plusieurs centres de traitement et d'appels de l'ARC à travers le pays, incluant ceux d'Ottawa.

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Paul Gaboury
Le Droit

L'Agence du revenu du Canada (ARC) prévoit réduire son personnel d'employés permanents travaillant dans la région de la Capitale de 12 000 à 10 000 temps plein dans le cadre d'une importante réorganisation du travail annoncée jeudi.

Au total, près de 549 employés d'Ottawa recevront une lettre de réinstallation en vertu de ces changements, a appris Le Droit.   

« À travers le pays, il y aura 2 396 membres touchés, sans compter l'effet que cela aura sur nos occasionnels et sur nos membres qui occupent des postes intérimaires qui ne seront pas renouvelés », a indiqué au Droit Marc Brière, vice-président national du Syndicat des employés de l'impôt-AFPC. Le syndicat représente 25 000 membres travaillant à l'ARC qui compte plus de 40 000 employés. 

La réorganisation vise plusieurs centres de traitement et d'appels de l'ARC à travers le pays, incluant ceux d'Ottawa.

Sur sa page web, l'ARC précise que cette « initiative vise à améliorer la façon dont les Canadiens entrent en relation avec l'Agence en regroupant les activités de traitement et en créant trois nouveaux centres nationaux de vérification et de recouvrement ».

Toujours selon l'ARC, environ 16 % des Canadiens ont produit leurs déclarations sur papier en 2016, « ce qui correspondait à une diminution d'environ 66 % par rapport à il y a un peu plus de 10 ans. L'Agence doit s'adapter à cette réalité pour continuer à offrir des services de calibre mondial qui sont facilement accessibles à tous les Canadiens ».

Selon les informations fournies, les mesures prévues aux conventions collectives de travail pour le réaménagement des effectifs devraient permettre à la grande majorité de conserver leur emploi, en acceptant un nouveau poste. « Mais c'est évident que certains seront plus durement touchés que d'autres, surtout qu'on va leur demander de faire un travail qu'ils n'auront jamais fait, et devront dans certains cas être mutés dans une autre ville », a indiqué M. Brière.

Les syndiqués de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) viennent tout juste de s'entendre avec l'ARC pour un nouveau contrat de travail.

Le syndicat déplore que les informations relatives aux pertes d'emplois n'aient été dévoilées que partiellement au syndicat.

« Au cours des derniers mois, des rumeurs circulaient au sujet de grands changements et le syndicat a tenté d'obtenir de l'information et de consulter la direction. On n'a pas cessé de nous répéter que la direction ne pouvait répondre à nos questions ni commenter les rumeurs. Aujourd'hui, ces rumeurs sont confirmées », a souligné M. Brière.

Le syndicat convient que la direction a le droit de réaffecter le travail et de redistribuer les ressources.

« Mais, si elle avait consulté le syndicat, nous aurions peut-être pu fournir de l'information et faire des suggestions qui auraient atténué les conséquences sur la vie de nos membres » a souligné le dirigeant syndical.

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