Négociations: l'AFPC demande la médiation

La présidente nationale de l'Alliance de la fonction publique... (Patrick Woodbury, LeDroit)

Agrandir

La présidente nationale de l'Alliance de la fonction publique du Canada, Robyn Benson

Patrick Woodbury, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Paul Gaboury
Le Droit

Après un blitz de dix jours de négociations, l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) vient de demander l'intervention d'un médiateur, en vue d'une reprise des pourparlers dans deux semaines. 

« Les négociations se sont poursuivies pendant 10 jours. Nous avons réalisé des progrès, mais certaines questions fondamentales liées au respect des fonctionnaires et à l'amélioration des services publics ne sont toujours pas résolues », a indiqué la présidente nationale de l'AFPC, Robyn Benson, dans un communiqué jeudi.

Le syndicat avait accepté de retourner négocier après avoir eu l'engagement qu'un nouveau mandat avait été accordé aux équipes du Conseil du Trésor par le gouvernement Trudeau.

L'AFPC n'a voulu donner de détails ni sur les enjeux qui achoppent toujours, ni sur la nouvelle offre salariale ou encore la nouvelle proposition sur les congés de maladie. 

Mais la présidente syndicale a souligné que les offres n'arrivaient pas à la hauteur des promesses faites aux fonctionnaires par le gouvernement libéral.

« Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir. Le gouvernement avait promis de respecter les fonctionnaires et de rétablir l'intégrité des services publics sur lesquels compte la population canadienne. Il n'a pas tenu ses promesses », a souligné Mme Benson.

« Nous sommes encouragés par les progrès réalisés, a indiqué Jean-Luc Ferland, porte-parole du président du Conseil du Trésor, Scott Brison. Nous négocions de bonne foi avec les syndicats du secteur public et nous sommes déterminés à négocier des ententes qui sont justes pour les fonctionnaires et tous les Canadiens. » 

« Pour négocier de bonne foi, a-t-il ajouté, il faut que nous respections le rôle des syndicats en tant qu'agents négociateurs exclusifs. Nous allons donc continuer de respecter la confidentialité du processus de négociation collective et nous ne négocions pas directement avec les fonctionnaires par la voie des médias. »

Offre salariale de 0,75 % 

Pour sa part, l'Institut professionnel de la fonction publique (IPFPC) a révélé dans une note à ses membres que « la proposition de 0,75 % par année pour trois ans offerte lors des négociations avec l'AFPC est nettement insuffisante ».

« Malheureusement, cette nouvelle offre ne compense même pas la hausse du coût de la vie et reconnaît encore moins la valeur des professionnels de la fonction publique », a martelé Debi Daviau, présidente de l'Institut professionnel, dans un bulletin émis aux 55 000 membres. L'offre salariale précédente du gouvernement était de 0,5 % par année.

En vertu d'un nouveau mandat, le Conseil du Trésor tente d'obtenir une lettre d'entente pour la création d'un comité technique qui étudierait la question des congés de maladie, selon nos sources. De son côté, l'AFPC réclame depuis le début de cette ronde des améliorations aux conditions dans les milieux de travail et insiste surtout sur des améliorations au régime de congés de maladie actuel.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer